EDITORIAL LE DIMANCHE 12 NOVEMBRE, LA FRA DACHNAKTSOUTIOUN AFFIRMERA SA VISION DE LA CAUSE ARMENIENNE Au moment où le Dachnaktsoutioun marque son 110ème anniversaire, sa réflexion interne est résolument tournée sur la stratégie à mettre en oeuvre pour inscrire l'action pour la cause arménienne en Europe et l'organisation de la communauté arménienne de France dans une nouvelle perspective qui soit à la hauteur des nouveaux enjeux que le Temps va imposer au peuple arménien. Le meeting du dimanche 12 novembre à la Salle Bleue du Palais des Congrès de Paris, permettra de mieux connaître la vision globale du Dachnaktsoutioun sur la cause arménienne, sur l'évolution de l'Arménie et du Karabagh. Ce meeting permettra également de prendre connaissance des projets sur lesquels ce parti est actuellement mobilisé. Parmi ceux qui seront évoqués, il en est un qui concerne l'avenir et le devenir de la communauté arménienne de France. Il s'agit du projet de restructuration de la communauté arménienne de France à travers la mise en place d'une assemblée représentative dont les membres seront élus, au suffrage universel. C'est la première fois qu'un projet d'organisation communautaire intègre la démocratie comme mode de fonctionnement structurel et comme référence culturelle. C'est la première fois qu'il est proposé à la communauté arménienne qu'elle désigne elle même ses propres dirigeants. Et l'essentiel est bien là. Le temps est venu de moderniser la vie publique arménienne en mettant en place, à côté du tissus associatif traditionnel, une structure véritablement représentative, démocratique, qui tirera sa légitimité du choix des membres de la communauté arménienne. Cette structure, qui aura réellement la légitimité pour parler au nom de la communauté arménienne, bénéficiera du poids de toute sa représentativité dans les combats qu'elle ne manquera pas de mener en faveur de la cause arménienne. Ce paramètre est d'autant plus important lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts arméniens auprès des autorités françaises. L'actualité des dernières années est particulièrement éloquente et a démontré que nous avons besoin de renforcer nos positions et donner une véritable envergure, une plus grande ampleur à la communauté arménienne. Elle permettra, par ailleurs, d'établir des relations horizontales, sans aucun critère de prééminence, entre la communauté arménienne de France et l'Etat arménien. Et, finalement, au moment où nous allons rentrer dans le XXIème siècle, symbole de modernisme et de renouveau, la pratique communautaire, fondée sur une démarche associative, nécessaire, indispensable, mais aujourd'hui insuffisante, doit s'inscrire dans le cadre d'une démarche ambitieuse. La FRA Dachnaktsoutioun, qui travaille activement à la finalisation de ce projet, a tenu le Comité du 24 Avril informé de l'évolution de ses travaux. Ce projet a suscité un véritable intérêt au sein du parti Dachnak dont les militants se sont réunis à Paris le 8 octobre dernier pour travailler sur une Charte Constitutionnelle qui a pour vocation de spécifier les règles des élections et du fonctionnement de cette structure. Un groupe d'étude a été chargé de régler les derniers détails. Et, rapidement, le projet sera présenté à des spécialistes français. Le meeting du dimanche 12 novembre sera également l'occasion pour la communauté arménienne de faire connaissance avec Hrant Markarian et Garo Armenian. C'est la première fois que le nouveau Président du Bureau Mondial du Dachnaktsoutioun s'exprimera publiquement en France. Originaire d'Iran, Hrant Markarian s'est installé en Arménie en 1989 et a rapidement assumé l'organisation et la coordination de la lutte du peuple arménien au Karabagh. Il assume ses nouvelles fonctions depuis le début de l'année 2000. Quant à Garo Armenian, il partage la responsabilité de la politique et de la diplomatie. C'est lui qui dirige le bureau de l'ANCA (CDCA aux Etats-Unis) à Washington. Il s'est trouvé en première ligne dans l'action pour la reconnaissance du génocide aux Etats-Unis. La Cause arménienne au XXIème siècle. C'est le thème de ce meeting. La FRA Dachnaktsoutioun est résolument tournée vers l'avenir. Elle annoncera la nature des combats à venir. Un rendez-vous intéressant, à ne pas manquer. Robert Kotcharian veut rassurer l'opinion arménienne La manifestation qui avait rassemblé lundi plusieurs milliers d'opposants au pouvoir dans les rues de Erévan à l'appel de l'homme d'affaire moscovite Arkady Vartanian était-elle un événement politique assez important pour que le président arménien Robert Kotcharian monte au créneau et se sente obligé de rassurer l'opinion par une intervention télévisée? A moins que le chef de l'Etat ait jugé utile de faire le point sur un autre sujet d'une actualité brûlante, les relations arméno-turques, dans un contexte marqué par une virulente campagne d'Ankara visant à empêcher la reconnaissance du génocide de 1915 par les corps législatifs de différents pays occidentaux? Toujours est-il que dans le long entretien qu'il a accordé jeudi à la Télévision nationale d'Arménie, media le plus proche du pouvoir, le président Kotcharian a abordé les deux sujets, dans le souci évident de dissiper les inquiétudes d'une population exaspérée par la crise socio-économique dans laquelle se débat l'Arménie depuis trop d'années. C'est donc en affichant un rare optimisme que M. Kotcharian a prédit une nette amélioration de la situation économique de l'Arménie pour l'an prochain, pronostiquant une croissance dont les perspectives auraient selon lui radicalisé les forces hostiles au pouvoir en place à Erévan. Attribuant les mauvais résultats de cette année et le budget d'austérité annoncé à la mauvaise collecte des taxes et impôts, et décochant au passage quelques flèches au gouvernement qui n'aurait pas réussi à atteindre les objectifs fixés, M. Kotcharian a promis que des mesures allaient être prises pour améliorer la situation dans ce domaine et plus généralement, pour garantir de meilleures conditions de vie aux Arméniens. A cet égard, il a assuré que les mesures envisagées permettront la création d'au moins 40 000 nouveaux emplois et que la population arménienne ressentirait les effets de ces mesures dès les mois d'avril-mai 2001. Le président Kotcharian appuie son optimisme sur les programmes d'investissement de la Banque mondiale et de la Lincy Foundation de Kirk Kirkorian, dont les projets de rénovation des infrastructures devraient créer à eux seuls les trois quarts des emplois attendus. Le président arménien compte aussi sur les retombées économiques de l'année du jubilé, les festivités du 1700e anniversaire de la conversion de l'Arménie au christianisme devant drainer quelque 100 000 touristes l'an prochain en Arménie. Cette reprise économique attendue devrait selon le président, couper l'herbe sous le pied de ceux qui, soutenus par des "forces extérieures" qu'il n'a pas voulu citer, tentent de déstabiliser le pays. Une allusion à peine voilée à Arkady Vartanian dont la manifestation de lundi semble avoir eu l'effet d'un électrochoc sur le pouvoir. Coïncidant avec la commémoration du premier anniversaire de la tuerie du Parlement de Erévan, le 27 octobre 2001, qui a infligé au pays un traumatisme dont il ne s'est pas encore remis, cette manifestation qui tendait à exploiter le désespoir de la population avec des mots d'ordre appelant le président Kotcharian à la démission, a suscité une réaction apparemment disproportionnée de la part des autorités qui ont procédé à l'arrestation de M. Vartanian et d'une vingtaine de ses partisans. Dans le climat politique et social délétère que connaît l'Arménie, ce mouvement de protestation n'est cependant pas anodin et les autorités semblent prendre aujourd'hui conscience de l'extrême accablement d'une population qui a le sentiment d'être abandonnée par ses dirigeants et dont le désespoir, puisant aux mêmes désillusions que celles qui avaient, du moins en apparence, guidé le commando de tueurs du Parlement de Erévan, pourrait conduire aux mêmes extrémités. Evoquant les revendications sociales qui s'étaient exprimées lors de la manifestation organisée par Arkady Vartanian, le président Kotcharian a indiqué qu'il les "comprenait", mais en ajoutant qu'il était "optimiste quant au processus de réformes en cours dans le pays", et qu'il demandait "juste un peu de patience à notre peuple, et tout ira alors bien". Outre les améliorations sur le plan économique, des réformes politiques devraient être engagées pour désamorcer les tentations populistes à l'oeuvre dans la société. Ainsi, le président Kotcharian semble avoir pris un tournant radical concernant le mode de scrutin; jusque là favorable à une répartition entre les modes de scrutin majoritaire et proportionnel, qui avait présidé à l'élection de la dernière législature l'an dernier, il paraît aujourd'hui résolu à privilégier le mode de scrutin proportionnel. Ce revirement, qui ouvre peut-être la voie à des élections législatives anticipées, permettrait l'organisation de la vie politique arménienne en partis, ce qui réduirait du même coup le risque de voir surgir, sur le terreau de la misère et de la crise des apprentis sorciers populistes et autres électrons libres de la politique qui, au pire, chercheraient à prendre le pouvoir par la force, au mieux bloqueraient la vie politique et législative du pays, comme c'est plus ou moins le cas dans l'actuel Parlement, constitué pour une bonne part de députés indépendants issus du monde des affaires. Pour ce qui est des relations avec la Turquie, le président arménien a manifesté le même optimisme, en balayant d'un revers de la main les arguments selon lesquels la revendication de la reconnaissance du génocide pouvait être dommageable à l'Arménie, sur le plan politique comme économique. Le président Kotcharian a ainsi déclaré que l'Arménie n'avait "pas grand chose à perdre" dans la campagne organisée par Ankara contre la reconnaissance du génocide, d'autant que la Turquie n'avait pas attendu le soutien de la diplomatie arménienne à une telle revendication pour prendre une série de mesures de rétorsion contre Erévan. M. Kotcharian a ainsi rappelé que si la Turquie a imposé un blocus économique à l'Arménie, c'est en raison du conflit du Karabagh et non du génocide et qu'elle avait déjà annoncé qu'elle conditionnait l'établissement de relations diplomatiques avec Erévan à un règlement du conflit du Karabagh dans le sens voulu par son allié azerbaïdjanais. M. Kotcharian est allé plus loin, en affirmant que le débat en cours à l'échelle mondiale sur le génocide des Arméniens, loin d'aggraver le différend entre la Turquie et l'Arménie, pavait la voie à une réconciliation entre les deux pays. "Le monde entier peut reconnaître le génocide, mais il est très important que nous établissions le dialogue avec la Turquie sur cette question" a déclaré M. Kotcharian; c'est manifestement ce message qu'est allé porter à Ankara le diplomate américain en charge de la CEI, Steven Sestanovitch (Gamk des 4-5 novembre 2000), qu'il recevait la veille à Erévan. Si M. Sestanovitch a estimé que le vote par la Chambre des Représentants des Etats-Unis aurait été "contre-productif" pour un tel dialogue, M. Kotcharian n'a pas voulu pour sa part faire preuve de défaitisme sur ce dossier, en se félicitant de ce que "la question du génocide ait été discutée à un niveau sans précédent aux Etats-Unis" et de ce qu'elle n'avait jamais suscité un tel intérêt jusque là dans les media occidentaux et turcs. Reste à connaître l'accueil que vont réserver les Turcs à cette offre de dialogue. D'ores et déjà, les premières réactions semblent indiquer que la Turquie n'y est pas prête et entend continuer à inscrire la revendication de Erévan sur la reconnaissance du génocide au titre des contentieux avec son voisin arménien. G. ULUBEYAN COMMUNIQUE DE PRESSE Les combats menés pour la reconnaissance du génocide arménien s'intensifient dans le monde et créent une forte dynamique autour de la cause arménienne. Ils génèrent un véritable élan de sympathie auprès des leaders d'opinion, d'une grande partie de la classe politique et des opinions publiques. La manière dont les actions ont été déployées par la diplomatie de la diaspora arménienne, avec le soutien officiel de l'Etat arménien, a permis d'enregistrer de réelles avancées pour la reconnaissance du génocide. En réaction, l'Etat turc fait de l'action anti-arménienne une de ses priorités majeures en s'appuyant sur des moyens économiques, financiers et politiques sans aucune commune mesure avec ceux que nous avons déployés. C'est dans ce contexte clairement défavorable sur le plan du rapport de force que nous devons tout mettre en oeuvre pour gagner les combats politiques et diplomatiques en faveur de la cause arménienne. Alors que nous approchons de la fin de ce siècle et du passage vers un nouveau millénaire, il est absolument nécessaire de donner un coup d'accélérateur à notre combat et de l'inscrire dans un cadre novateur, plus ambitieux, plus en phase avec les nouvelles réalités politiques et diplomatiques. Le monde bouge, les structures internationales et leurs prérogatives évoluent. Nous devons nous donner les moyens d'aborder avec encore plus de force et d'efficacité les combats de la cause arménienne au XXIème siècle. C'est pourquoi, le moment est venu pour la FRA de présenter sa vision de l'avenir, tout en poursuivant l'action déjà entreprise depuis de nombreuses décennies par l'ensemble de ses structures et de ses militants. Elle précisera, notamment pour l'Europe, la nature des combats de demain, les champs d'action à préempter, les priorités à définir, les moyens nouveaux à mettre en oeuvre et notamment pour la France, le schéma d'une nouvelle organisation communautaire démocratique qui donnera un nouvel élan et une nouvelle dimension à la lutte pour la cause arménienne. C'est la raison pour laquelle, à l'occasion du 110ème anniversaire de la FRA, la FRA Dachnaktsoutioun d'Europe occidentale organise un meeting, le dimanche 12 novembre prochain à 15h30 au Palais des Congrès, à Paris, autour de l'avenir de la stratégie de combat pour la cause arménienne. FRA DACHNAKTSOUTIOUN Europe Occidentale Paris, le 2 novembre 2000 Le Sénat discutera ce soir de la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915 Et si le Sénat déclarait "La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915" C'est sur le texte de Messieurs Jacques Pelletier (RDSE, Aisne), Robert Bret (PC, Bouches du Rhône), Jean-Claude Gaudin (RI, Bouches du Rhône), Bernard Piras (PS, Drôme), Michel Mercier (UC, Rhône) et Jacques Oudin (RPR, Vendée) qu'auront à se prononcer les sénateurs mardi soir. La discussion qui interviendra après épuisement de l'ordre du jour établi par la conférence des Présidents interviendra certainement en début de soirée alors qu'un important rassemblement est prévu à l'appel du Comité du 24 Avril et du Comité de Défense de la Cause Arménienne. La demande de discussion immédiate Selon certains observateurs, le premier vote consistant à la mise à l'ordre du jour devrait passer sans encombre, contrairement à ce qui s'était passé en mars dernier. C'est Jacques Pelletier qui interviendra pour justifier cette demande de mise à l'ordre du jour. Un autre sénateur lui succédera s'exprimant contre cet examen. Le 21 mars, c'est Serge Vinçon (RPR, Cher) qui était intervenu dans ce sens. Ensuite parleront le président de la Commission des Affaires étrangères, Xavier de Villepin et le représentant du gouvernement. C'est sans doute le nouveau ministre des relations avec le Parlement, Jean-Jack Queyranne qui le représentera. Le Quai d'Orsay qui n'a toujours pas changé de position malgré toutes les interventions faites en sa direction s'est ainsi vu écarté du débat par Matignon. De nombreux membres du gouvernement de Lionel Jospin ont depuis le début du processus de reconnaissance du génocide arménien essayé de faire changer la position du chef de la diplomatie française. En vain. Le Chef du gouvernement aurait donc décidé de remettre le dossier entre les mains de Jean-Jack Queyranne, maire de Bron (Rhône) jusqu'à son entrée au gouvernement, dont sa connaissance parfaite du dossier arménien jouera un rôle important. Le débat sur le fond Attendu depuis mai 1998, le débat pour la reconnaissance du génocide arménien aura enfin lieu si la demande de discussion immédiate est acceptée. Des amendements pourraient se voir rajouter au texte proposé par six sénateurs représentants l'ensemble des groupes parlementaire de la Haute Assemblée. Même si cette éventualité n'est pas totalement à exclure mais n'est pas pour autant acquise, certains sénateurs étendrait bien la loi à la reconnaissance des génocides perpétrés au Tibet depuis 1959, au Cambodge de 1975 à 1979 et au Rwanda en 1994. La position d'Adrien Gouteyron (RPR) qui a signé avec plusieurs de ses collègues un texte différents de celui des députés reflétera la position du mouvement gaulliste. Soit en se ralliant et en votant le texte proposé, soit en allant jusqu'au bout de sa démarche politique en modifiant le texte qui deviendrait "La France reconnaît publiquement le génocide dont le peuple arménien a été victimes en 1915". De 9 mots, l'article unique passerait alors à 15 mots sans pour autant inclure le responsable et/ou le lieu du génocide. Quelle que soit la teneur du débat on saluera l'évolution des groupes de la droite sénatoriale sur cette question. Prudente, timide, mettant en avant des considérations juridique ou autres, voire farouchement opposée, la droite française a enfin compris que sa crédibilité et sa réputation auprès de la communauté arménienne dépendaient de son implication sur cette question. La gauche de son coté, qui mène le débat depuis le début du processus parlementaire à l'Assemblée Nationale aura, elle, a faire oublier la politique du Quai d'Orsay dirigée par l'Elysée et avec l'aval de Matignon. Issue probable Le texte adopté par les députés et que la conférence des présidents du Sénat refuse de mettre à son ordre du jour ne sera pas examiné. C'est donc un texte d'initiative sénatoriale qui le sera obligeant un retour à l'Assemblée Nationale. La navette pourrait se faire naturellement si le texte adopté par les sénateurs est identique et ne subit aucun amendement. Si les sénateurs adoptent un texte différent, la simple ratification par les députés se compliquerait et la proposition de loi retomberait alors dans une querelle droite-gauche et un débat de politique intérieure, qui n'apportera rien sur le fond. La mobilisation Lors de l'examen du texte par les sénateurs, des manifestants pacifiques encourageant et soutenant les sénateurs se rassembleront devant le Palais du Luxembourg. La mobilisation de la communauté arménienne et de tous les défenseurs des droits de l'homme qui n'a pas faibli depuis le 29 mai 1998 sera un signe en direction des sénateurs qui se sont investis à nos côtés. Les Arméniens devront être présents par milliers et démontrer ainsi leur force en apportant leur soutien aux initiatives du Comité du 24 Avril et du Comité de Défense de la Cause Arménienne. Le débat peut s'achever à 21h comme à 23h. La présence massive de manifestants jusqu'à la dernière minute sera un signe, un signe fort en direction du Sénat, de Matignon, de l'Elysée, d'Ankara et de Erévan. Armen PAPAZIAN Avis aux internautes Le Comité de Défense de la Cause Arménienne met à votre disposition deux sites internet: - Site du Bureau National du CDCA : www.cdca.asso.fr (site en construction) - Site du CDCA Marseille-Paca : www.chez.com/cdcapaca/ Vous y trouverez de nombreuses informations sur la cause arménienne. Vous pouvez également vous inscrire sur la liste de diffusion national et internationale du CDCA France en envoyant un e-mail d'inscription contenant vos coordonnées à : contact@cdca.asso.fr (nouvelle adresse). APPEL A LA COMMUNAUTE ARMENIENNE ET A TOUS CEUX POUR QUI L'ETHIQUE N'EST PAS UN VAIN MOT Le 14 novembre 2000, le Parlement Européen va adopter un rapport déterminant les critères à imposer à la Turquie pour son adhésion à l'Union Européenne. - Le général Morillon n'a pas cru bon d'intégrer dans son rapport la reconnaissance du génocide des Arméniens comme l'une des conditions d'entrée de la Turquie, malgré des amendements déposés par des députés européens. Le général Morillon n'a donc pas respecté les termes de la résolution du Parlement Européen votée en 1987, qui non seulement a reconnu le génocide des Arméniens, mais impose aussi à la Turquie de reconnaître ce génocide si elle veut adhérer à l'Europe. - L'Union Européenne perdrait de sa crédibilité en oubliant ce qu'elle a voté en 1987. Il n'y aurait plus de principe de continuité et les députés pourraient défaire ce qu'ils auraient décidé la veille. - Les Arméniens de la région Rhône-Alpes comme ceux des autres régions se doivent d'agir collectivement en se mobilisant pour manifester à Strasbourg le 14 novembre 2000, jour du débat qui se conclura par un vote des députés. - Nous exigeons de conditionner l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, à la reconnaissance par l'Etat turc du génocide des Arméniens de 1915-1918 : c'est une affaire de justice et de dignité. Soyons tous présents à Strasbourg le mardi 14 novembre 2000 A cet effet, un service de cars est organisé au départ : De Vienne à 6h la Gare Routière De Décines à 6 h 30 Place de la Libération De Villeurbanne à 6 h 45 devant la Maison de la Culture Arménienne De Lyon 6 h 30 Eglise Apostolique Arménienne St Jacques de Lyon Participation aux frais : 100F par personne. Renseignements et réservations avant le vendredi 10 novembre à la : Maison de la Culture Arménienne de Décines au 04-78-49-42-97 Maison de la Culture Arménienne de Vienne au 04-74-53-43-80 Maison de la Culture Arménienne de Villeurbanne au 04-78-26-28-71
|
|