COMMUNIQUE Le Parlement européen demande à la Turquie de reconnaître le génocide des Arméniens Treize ans après avoir reconnu le génocide des Arméniens, le mercredi 15 novembre 2000, le Parlement européen, dans un rapport intitulé : "progrès accomplis par la Turquie sur la voie de l'adhésion", a appelé la Turquie à reconnaître à son tour le génocide des Arméniens. Les Comités de défense de la cause arménienne d'Europe considèrent cet appel comme un soutien apporté à la poignée de défenseurs turcs des droits de l'homme, qui mettent leur vie en danger en oeuvrant en faveur de la reconnaissance de ce génocide dans leur pays. La Turquie reste à ce jour le seul État négationniste du monde. C'est aussi un avertissement donné à la Turquie, signalant qu'elle ne peut plus continuer à orchestrer une campagne mondiale de négation du génocide par le chantage économique et politique, sans diminuer ses chances de progrès démocratique, et sans mettre en danger l'équilibre fragile du Caucase. Face à l'accélération des reconnaissances du génocide dans le monde (ces derniers jours, le Sénat français et le Vatican), la Turquie a choisi deux cibles vulnérables sur lesquelles elle fait peser de lourdes menaces : - d'une part, la fragile communauté arménienne de Turquie, soumise à la terreur, forcée de déclarer son "opposition" à ces reconnaissances; - d'autre part l'Arménie, accusée d'être l'instigatrice de ces reconnaissances dans le monde, soumise au blocus de la Turquie depuis 8 ans, et dont la sécurité est mise en danger par les menaces incessantes des dirigeants turcs. Les nombreux Européens d'ascendance arménienne, enfants des victimes du génocide, espèrent que ce geste saura faire comprendre à la Turquie que devant l'évidence des authentiques archives européennes sur le génocide des Arméniens, le débat n'est plus de prouver l'existence ou non de ce génocide, mais bien celui d'un changement progressif en Turquie de l'attitude de la classe politique, de l'armée et des media, face à l'extermination sur sa terre des deux tiers du peuple arménien; c'est la clé même d'une évolution vers les normes humanistes de l'Europe. Délégation européenne des Comités de défense de la cause arménienne Strasbourg, Le 15 novembre 2000
L'Arménie se félicite du vote du Parlement européen L'Arménie s'est félicitée du vote par le Parlement européen mercredi 15 novembre d'un texte invitant la Turquie à reconnaître le génocide des Arméniens de 1915 pour prétendre engager des négociations d'adhésion à l'Union européenne (Gamk du 16 novembre 2000). Cette condition, introduite par un amendement au rapport de Philippe Morillon sur les "progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion" a été approuvée par 234 voix contre 213 et 93 abstentions. Par ce texte, qui n'a pas valeur exécutoire pour les pays membres de l'Union européenne, le Parlement européen invite le gouvernement turc à "accroître son soutien à la minorité arménienne, notamment par la reconnaissance du génocide que cette dernière a subi avant l'établissement d'un État moderne en Turquie". L'ensemble du rapport préparé au sein de la commission des affaires étrangères du Parlement européen après que le statut de candidat eut été accordé à la Turquie lors du sommet d'Helsinki en décembre 1999, a été lui-même très largement adopté, par 429 voix contre 24 et 78 abstentions. Il souligne que la Turquie ne "remplit pas actuellement tous les critères politiques de Copenhague" qui définissent les normes de pré-adhésion fixées par les Quinze en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme, notamment pour ce qui concerne les droits de la minorité kurde. "Nous espérons que cette nouvelle étape incitera la Turquie à réévaluer son passé et à s'engager sur la voie d'un dialogue avec l'Arménie" a déclaré au nom du ministère arménien des affaires étrangères Ara Papian. C'est un tout autre son de cloche bien sûr qui a résonné à Ankara, où le premier ministre Bulent Ecevit a réaffirmé que "le Parlement européen n'a aucun droit pour nous demander des comptes sur cette question". "C'est ce genre d'attitude irresponsable qui risque de compromettre le développement des relations entre l'Union européenne et la Turquie" a ajouté M. Ecevit, qui s'était déjà indigné la veille du vote de ce que le conflit chypriote vienne s'interposer entre l'Europe et la Turquie dans le processus d'admission de cette dernière. Le rapport voté mercredi appelle en effet aussi la Turquie à retirer ses troupes du nord de Chypre.
SPORT AUTOMOBILE Nicolas Minassian Nicolas Minassian est né le 28 février 1973 à Marseille dans le Sud de la France. Malgré des origines arméniennes du côté de son père et italiennes du côté de sa mère, il se dit français à part entière. Nicolas est fier de ses racines. Avec son accent chantant du midi, teinté de soleil, de joie de vivre et de chaleur, il parle avec passion de sa ville natale et de son mélange de culture française, italienne et arménienne. Loin de Marseille, c'est la pétanque, son passe-temps favori, qui lui manque le plus. Et c'est facile de l'imaginer jouant sur la place du village à l'ombre des oliviers. Nicolas est un passionné avec un caractère bien trempé. Il est facile de tomber sous son charme et de l'écouter raconter ses histoires rocambolesques, Nicolas est une personne intègre, franche et honnête qui sait exactement ce qu'il veut. Enfant, piloter un monoplace dans un championnat prestigieux de course automobile ne faisait pas partie de ses rêves. Adolescent, Nicolas jouait au football, au beach-volley et dévalait les pistes de ski pendant l'hiver. Il fallait aussi qu'il essaie tous les engins avec un moteur, du cyclomoteur aux voitures. Il n'a peur de rien et aime prendre des risques, mais dixit Nicolas, "tous mes risques sont calculés". Un jour, son père est Arrivé avec un go-kart à la maison. Après un essai peu concluant, il décide de le donner à Nicolas qui avait alors 17 ans. Il a tellement aimé les sensations ressenties qu'il a très vite commencé à participer à des compétitions. En 1991, il termine troisième dans la série de Karting 100cc aux championnats européen et français. Pour Nicolas, ces résultats sont ses premiers pas sur la route du succès. En 1992, il est couronné champion junior de la coupe Renault Clio. Au début de chaque saison, Nicolas se fixe un but et se bat toujours à fond pour atteindre cet objectif. Jusqu'à la fin de la saison 1995, Nicolas est obligé de travailler comme maçon pour financer ses compétitions. Un oncle passionné de courses automobiles et sa mère lui offrent le support émotionnel dont il a besoin pour obtenir de bons résultats. Cette période l'a rendu plus mûr et déterminé que la plupart des jeunes pilotes en compétition avec lui. 1996 marque un tournant dans sa carrière. Sa deuxième place en Formule 3 français en 1995 lui permet d'obtenir un volant dans l'équipe Prormatecme dans le championnat de Formule 3 britannique. Nicolas déménage alors en Angleterre et s'établit près du circuit de Silverstone où se dispute le Grand Prix de Formule Un de Grande Bretagne. C'est le début d'une nouvelle aventure. Il ne parle pas un mot d'anglais mais il trouve rapidement le professeur adéquat. Elle s'appelle Jayne et travaille dans un motorhome sur le circuit. Ils tombent très vite amoureux et 5 ans après leur première rencontre, ils se fiancent. Malgré toutes ces années passées en Angleterre, Nicolas conserve un fort accent français en anglais, mais professionnellement, il a beaucoup progressé. Deux ans en F3 britannique et trois ans en F3000 ont confirmé son immense talent. En 1998, il courait en F3000 pour la prestigieuse écurie Mc Laren. Il n'a pas obtenu les résultat espérés, mais il a réussi à garder toute sa motivation pour se battre. A la fin de la saison 2000, il est vice champion de F3000 avec l'équipe Supernova. Deux autres événements ont aussi influencé la carrière de Nicolas. En novembre 1997, l'écurie Williams, champion du monde des constructeurs en titre, organise trois jours d'essai à Barcelone pour choisir leur futur pilote d'essai. Nicolas est sélectionné pour participer à ce test mais c'est un autre jeune talent, Juan Pablo Montoya, qui obtient la place tant convoitée. En 1999, il effectue trois jours d'essai pour Honda le motoriste japonais qui planifie son retour en Formule Un pour l'année 2000. Grâce à ces deux expériences, Nicolas prouve une fois de plus qu'il est rapide, agressif et possède toutes les connaissances techniques requises pour devenir un grand pilote. En 1999, Nicolas se fixe un nouvel objectif : obtenir un volant dans la série CART aux États-Unis. En septembre 2000, l'écurie Ganassi Racing le sélectionne pour des essais en Arizona. Juste avant cette importante épreuve, son ami Jacques Villeneuve, champion de Formula Indy en 1995 et champion du monde de Formule Un en 1997, lui téléphone pour lui prodiguer quelques conseils et l'encourager. Nicolas est le plus rapide des pilotes sélectionnés et Ganassi Racing lui offre un contrat pour 2001. Nicolas est sans aucun doute le pilote français le plus talentueux de sa génération et il sera seul à défendre les couleurs de la France dans le championnat CART en 2001. Son talent et sa détermination font de lui un des pilotes les plus attrayants de la grille de départ. Nicolas est avant tout rapide et agressif sur les circuits et on peut compter sur lui pour se battre passionnément avec ses adversaires. Sans aucun doute, la nouvelle recrue française utilisera toute son expérience pour réaliser son rêve ultime : devenir champion du monde. Eduardo Kissian
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