ARCHIVES DU QUOTIDIEN GAMK
2001 : Gamk a seize ans On sait que tout auteur qui publie un livre sur les Arméniens, quelle
qu'en soit la thématique, est assuré de ce qu'on appelle son "public captif".
Ce "public captif", autrement dit inconditionnel, est-il aussi lecteur
de la presse arménienne? On peut en douter dans la mesure où la lecture
d'un quotidien par exemple requiert une fidélité, un engagement assidus,
à la différence de l'intérêt ponctuel suscité par un livre. Le doute est
en partie levé puisqu'en 2001, c'est-à-dire seize ans après sa naissance,
Gamk s'est constitué son lectorat, fidèle et attentif. Tous les Arméniens
lisent la presse française ou écoutent les informations, comme tous les
Français, mais ce qu'ils demandent en plus, ce sont des informations particulières,
un peu en privé, car ils sont eux-mêmes particuliers; ils ont besoin de
savoir, outre les relations israélo-plestiniennes ou le sommet de Davos,
ce qui se dit du côté de la Turquie en écho de ce qui se passe en France.
Ils doivent tout savoir cette année sur la célébration en Arménie de l'anniversaire
de sa conversion au christianisme, et s'intéressent plus généralement
à l'actualité de l'Arménie comme à celle de ses voisins plus ou moins
immédiats. De même qu'ils veulent participer aux actions locales, aux
manifestations artistiques ou politiques. Leur journal sera leur indicateur
et parfois leur guide. C'est précisément ce guide ou ce relai que Gamk
s'efforce d'être depuis 1985, parce qu'il en la volonté et aussi parce
qu'il faut bien que le Dachnaktsoutioun s'exprime, fût-ce en français,
dans un pays où il est implanté depuis les années 1920, où il s'est illustré
par son combat pour la défense de la cause arménienne, où il a été le
seul à stigmatiser l'étau soviétique qui étouffait notre patrie. Il faut
bien que le Dachnaktsoutioun qui prend la parole aujourd'hui en Arménie,
la garde en France et la fasse entendre. Les Arméniens sont à l'écoute.
Gamk leur parle en arménien et en français depuis 1985 et continuera à
le faire.
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