L'Arménie marque l'anniversaire du terrible séisme du 7 décembre 1988 Comme si les cicatrices laissées comme une plaie béante dans les villes et les villages du nord-ouest de l'Arménie, meurtrie par le terrible tremblement de terre du 7 décembre 1988, n'y suffisaient pas, la nature s'est chargée de marquer à sa façon le douzième anniversaire de cette tragédie : la terre a tremblé le 6 décembre dans la région de Spitak, où se situait l'épicentre du séisme qui dévasta la région douze ans plus tôt, faisant au moins 20 000 morts, des milliers de blessés et 500 000 sans abris. Le lendemain, l'Arménie toute entière, responsables politiques et religieux et simples anonymes, rendait hommage à ces victimes, par une messe célébrée en la cathédrale d'Etchmiadzine et par une cérémonie dans le cimetière de la ville de Gumri, gravement touchée par le séisme de décembre 1988, où le président Kotcharian a déposé une gerbe devant le mémorial des victimes. Au-delà de cet hommage, le président Kotcharian et les responsables politiques qui l'accompagnaient ont apporté une note d'espoir en inaugurant des logements pour les sans abris et en annonçant qu'un millier d'autres logements allaient être prochainement mis à leur disposition. Mais si le pouvoir en place à Erévan depuis 1998 semble avoir témoigné plus d'attention que le précédent au sort de ces populations traumatisées en mettant en oeuvre un programme de reconstruction plus rationnel, beaucoup reste à faire dans cette région qui mérite encore largement hélas son appellation de "zone sinistrée", comme en témoignent les dizaines de milliers de familles vivant encore dans des logements de fortune. Une précarité qui contribue à l'abattement de cette population qui a besoin autant que de logement, de se voir redonner goût à l'existence en obtenant des emplois. La secousse enregistrée dans la région de Spitak à la veille de ces cérémonies anniversaires n'était que de degré quatre sur l'échelle de Richter et n'a occasionné ni victimes ni dégâts. Mais elle témoigne de l'activité sismique de toute la région du Caucase et de l'Asie centrale. Au même moment, on enregistrait des secousses au Turkménistan et au nord-est de l'Iran. Il y a quelques jours, un séisme avait de même secoué Bakou et la région d'Erzeroum. L'Arménie entend se doter d'ici 2005 d'un programme antisismique qui devrait l'aider à faire face aux colères de la nature et à en limiter, autant que possible, les effets.
Démenti de Vartan Oskanian après les déclarations de son homologue azéri sur le plan de paix de l'OSCE Le ministre arménien des affaires étrangères Vartan Oskanian a tenu à réaffirmer que la position de l'Arménie concernant le règlement du conflit du Haut Karabagh était inchangée, après la publication dans la presse de déclarations de son homologue azerbaïdjanais Vilayat Gouliev, selon lequel Erévan se serait rangé aux arguments de Bakou et serait revenu à la position mise en avant par l'Azerbaïdjan et le groupe de Minsk de l'OSCE en 1997. M. Gouliev avait précisé que le chef de la diplomatie arménienne lui aurait fait part de ce revirement lors de leur discussion en marge de la conférence des ministres des affaires étrangères de l'OSCE dernièrement à Vienne où il lui aurait indiqué que l'Arménie renonçait à la formule d'un "État commun" contenue dans le dernier plan de paix du groupe de Minsk, toujours en discussion, au profit de la formule qui avait la préférence de Bakou trois ans plus tôt, prévoyant un règlement global en vertu duquel les discussions sur le statut futur du Karabagh seraient simultanées à la rétrocession de territoires azéris occupés par les Arméniens. M. Oskanian a indiqué que l'Azerbaïdjan prenait ses désirs pour des réalités et qu'il n'avait jamais tenu de tels propos à Vienne ou ailleurs. Le chef de la diplomatie arménienne a rappelé à cette occasion que l'Arménie restait favorable à toute proposition qui ne poserait pas comme condition des négociations le fait que le Haut Karabagh soit partie intégrante de l'Azerbaïdjan. Ces déclarations interviennent à la veille de la visite dans la zone du conflit des co-présidents du groupe de Minsk de l'OSCE qui doivent commencer leur tournée par la Turquie.
Jack Lang renouvelle son soutien aux langues régionales Dans un entretien au Télégramme de Brest paru jeudi, le ministre de l'Éducation nationale, Jack Lang, s'est déclaré "déterminé à assurer la pleine reconnaissance des langues régionales", notamment du breton. "Je suis déterminé à assurer la pleine reconnaissance des langues régionales. L'État a un devoir de réparation", a affirmé Jack Lang, qui devait se rendre, jeudi, à Morlaix (Finistère), pour assister à l'ouverture de la deuxième édition du festival de l'écriture multimédia "les Nouveaux Gutenberg", premier du genre en France. "Comme nous l'avons fait en Alsace, je suis favorable à ce que l'État noue un partenariat fort avec la région Bretagne en faveur de l'enseignement des langues régionales, et plus généralement du bilinguisme", a observé le ministre de l'Éducation Nationale. En octobre dernier, le ministère de l'Éducation et les représentants des collectivités alsaciennes avaient signé une convention sur le développement de l'apprentissage des langues, et notamment de la langue régionale dans le système éducatif du Haut et du Bas-Rhin. En Bretagne, l'association Diwan, qui scolarise quelque 2.400 élèves en breton, est actuellement en négociation avec l'Éducation nationale pour obtenir un statut public. Au début de 1999, le projet du gouvernement de ratification de la Chartre européenne des langues régionales ou minoritaires s'était vu opposer une fin de non recevoir par l'Élysée, soutenu par la droite et les souverainistes de gauche comme de droite : les chevenementistes et pasquaïens.
Le ministre arménien réintègre le gouvernement libanais Le seul ministre arménien du gouvernement libanais, Sebouh Hovnanian, a finalement réintégré mercredi l'équipe de Rafik Hariri après cinq semaines de boycott des réunions du conseil des ministres. Le ministre de la jeunesse et des sports avait suspendu son retour aux séances de travail du gouvernement à la nomination d'un autre ministre arménien dans cette équipe de 30 membres formée en septembre dernier, comme cela est prévu par la législation libanaise conformément aux accords de Taïef. Les assurances prodiguées en ce sens tant par le premier ministre Rafik Hariri que par le président Émile Lahoud semblent avoir convaincu le ministre arménien, qui devra toutefois attendre le "moment opportun" pour la désignation de son collègue arménien.
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