La Chambre des Lords britannique va publier

le "Livre bleu" sur le génocide arménien

Imperturbable au vent de reconnaissance qui souffle en Europe sur le génocide arménien, le gouvernement britannique a refusé de l'inscrire à l'ordre du jour du 27 janvier 2001, qui doit marquer en Grande Bretagne la journée de souvenir des victimes de tous les génocides à travers le monde. Le premier ministre Tony Blair qui avait adressé une fin de non recevoir quelques mois plus tôt à une initiative parlementaire concernant la reconnaissance du génocide arménien par la Grande-Bretagne, persiste donc dans son refus, en faisant en sorte que le génocide de 1915 ne soit pas rappelé ce jour-là aux côtés de l'holocauste juif et des autres génocides. Un refus qui va donc au-delà, dans le négationnisme, que la position observée officiellement par les autorités britanniques, qui ont à plusieurs reprises déclaré qu'elles s'en tenaient à la condamnation des massacres formulée en son temps par Londres et qu'il n'était pas opportun de voir revenir la question à l'ordre du jour. Pour réduire les effets de ce négationnisme, la Chambre des Lords britannique a décidé de publier le "Livre Bleu" de 1916 portant témoignage du génocide subi par les Arméniens de l'Empire ottoman. La parution de ce livre de 700 pages, qui rassemble des archives de diplomates de différents pays qui ont été les témoins de ces massacres, devrait coïncider avec la journée du souvenir des victimes de génocides.

 

Vers un règlement de la crise entre le gouvernement libanais

et la communauté arménienne?

La crise qui oppose depuis deux mois le gouvernement libanais dirigé par Rafik Hariri et les représentants de la communauté arménienne du Liban, qui s'estime sous-représentée dans son gouvernement, pourrait trouver prochainement un règlement, si l'on en juge au déroulement du conseil des ministres de mercredi dernier. A cette occasion, le président Émile Lahoud se serait fait l'avocat de la communauté arménienne et du ministre de la jeunesse et des sports, qui boycottera les réunions du gouvernement tant qu'un deuxième ministre arménien n'aura pas intégré le gouvernement. Le président Lahoud a en effet jugé légitimes les exigences des Arméniens, dont la représentation au sein du gouvernement devrait être doublée, comme le nombre des ministres, aurait-il indiqué lors de la réunion du conseil des ministres. Le premier ministre Rafik Hariri lui-même aurait donné raison aux arguments du chef de l'État libanais, en laissant entendre qu'un ministre issu d'une autre communauté du Liban pourrait intégrer son gouvernement en même temps qu'un deuxième ministre libanais. Sebouh Hovnanian de son côté, a fait état de "signaux positifs" allant dans le sens d'un règlement de la crise après une rencontre avec M. Lahoud au palais présidentiel de Baabda. La communauté arménienne du Liban, estimée à au moins 100 000 membres, paraît soudée autour de cette revendication. Le député arménien Georges Kassardji avait à cet égard mis en garde contre une mobilisation de la communauté arménienne au cas où ses exigences ne seraient pas satisfaite, et agité la menace d'une grève générale des Arméniens du Liban.

 

Ara Papian nommé ambassadeur au Canada

En vertu d'un décret signé le 28 novembre dernier, le président arménien Robert Kotcharian a nommé Ara Papian au poste d'ambassadeur d'Arménie au Canada. Ara Papian, âgé de 39 ans, a exercé différentes fonctions dans la diplomatie arménienne depuis 1992. Depuis 1999, Ara Papian exerçait la fonction de porte-parole au ministère arménien des affaires étrangères.

 

L'unique centrale nucléaire d'Arménie remise en service

EREVAN. - La seule centrale nucléaire d'Arménie a été remise en service mercredi après avoir été arrêtée pendant plus de trois mois pour des travaux de maintenance, a-t-on appris auprès du directeur de la centrale de Medzamor, Souren Azatian. "La centrale nucléaire répond aujourd'hui à toutes les normes de sécurité", a assuré M. Azatian. L'un des deux réacteurs de la centrale, de type VVR de fabrication soviétique, avait été arrêté le 29 juillet dernier pour des réparations. La centrale fournit à elle seule environ 50% de l'électricité consommée en Arménie (deux milliards de kw/h en 1999).

Medzamor, d'une capacité théorique de 407,5 mégawats, avait été fermée en 1988 après le tremblement de terre qui avait dévasté l'Arménie et n'avait été relancée qu'en 1995.

 

 

En marge du congrès du PS, la FRA de Grenoble rappelle

les exigences de la communauté arménienne

Une délégation de la communauté arménienne de Grenoble, composée de Krikor Koyomdjian et Ardémis Saboundjian, de la FRA, de Marcelle Mardirossian, conseillère municipale de la ville de Grenoble et d'Anahide Mardirossian, du CDCA, a été conviée par la municipalité de Grenoble à une réception organisée par le député-maire Michel Destot à l'occasion de l'ouverture du Congrès national du Parti socialiste. La délégation a notamment pu rencontrer Claude Estier, président du groupe socialiste au Sénat, auquel elle a adressé les remerciements de la communauté arménienne de Grenoble pour l'adoption de la loi portant sur la reconnaissance du génocide de 1915 le 8 novembre dernier. La délégation arménienne a par ailleurs rencontré le président de l'Assemblée nationale, M.Forni, auquel elle a demandé d'accélérer la procédure en vue d'inscrire la loi votée par le Sénat à l'ordre du jour de l'Assemblée de telle sorte qu'elle soit enfin ratifiée par le Parlement.

La communauté arménienne, forte de 3000 membres, est principalement organisée autour de la FRA Dachnaktsoutioun et des associations qui lui sont affiliées. Aujourd'hui, la FRA de Grenoble, avec toutes ses associations, se félicite de l'aboutissement du processus de reconnaissance du génocide, qui s'inscrit dans le prolongement du combat incessant qu'elle mène depuis de longues années.

Koyomdjian

 

Académie-élection

Académie française: 6 candidats pour

2 fauteuils à pourvoir le 14 décembre

Les académiciens vont voter le 14 décembre pour élire les nouveaux titulaires des fauteuils de Jean Guitton et d'Alain Peyrefitte, pour lesquels six candidatures ont été enregistrées.

Au fauteuil du philosophe Jean Guitton, trois candidats sont en lice: l'écrivain Florence Delay, Pierre Clavaud, libraire, et Florent Gaudin, candidat fréquent mais jusqu'ici malchanceux.

Au fauteuil d'Alain Peyrefitte se présentent l'universitaire Charles Dédeyan, l'écrivain Albert Memmi et le linguiste Claude Hagège.

Il s'agira de la troisième tentative pour désigner le remplaçant de Jean Guitton, deux élections blanches ayant eu lieu les 30 mars et 22 juin.

Deux autres fauteuils sont actuellement à pourvoir: ceux du romancier José Cabanis et de Michel Droit.

 

L'Europe prend la mesure de la gravité de la crise de la vache folle

L'annonce de l'apparition des premiers cas de la maladie de la vache folle dans le cheptel bovin allemand a provoqué un brusque revirement dans la Commission de Bruxelles, qui refusait jusque là l'éventualité d'une interdiction des farines animales. Le mercredi 29 novembre, la Commission de Bruxelles proposait un plan drastique de bataille contre la vache folle, dont l'interdiction totale des farines animales dans toute l'Union constitue d'ailleurs le volet central, l'abattage de tous les bovins de plus de trente mois n'ayant pas subi de tests de dépistage constituant l'autre volet de ce dispositif. Le Conseil des ministres de l'agriculture de l'Union européenne devait se prononcer sur ces mesures lundi.

 

Pape-Ukraine

Le Vatican confirme le voyage du pape en Ukraine du 21 au 24 juin

CITE DU VATICAN. - Le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro Valls a confirméjeudi que Jean Paul II se rendra en Ukraine du 21 au 24 juin prochain, à l'invitation des évêques du pays et du président Léonid Koutchma.

Le pape souhaitait depuis longtemps se rendre dans ce pays où un conflit sur les propriétés ecclésiastiques oppose L'Eglise catholique à l'Eglise orthodoxe locale.

Il s'agira d'une des visites les plus difficiles du pape, selon les experts oecuméniques, des tensions religieuses très fortes opposant la communauté orthodoxe, qui est dans sa grande majorité fidèle au patriarcat de Moscou, à la communauté catholique.

Depuis l'effondrement de l'URSS, les deux communautés se disputent le contrôle de plusieurs paroisses surtout en Galicie (ouest de l'Ukraine), où les tensions ont souvent dégénéré en batailles rangées.

Cette situation affectant essentiellement trois régions à la frontière occidentale de l'Ukraine - Lviv, Ternopil et Ivano-Frankivsk - est à l'origine du refroidissement des relations entre Jean Paul II et le patriarche orthodoxe russe Alexis II. Le patriarche, lors d'une rencontre, mardi, avec le président de la République italienne Carlo Azeglio Ciampi en visite à Moscou, a évoqué cette question comme l'un des problèmes empêchant unevisite du pape à Moscou.

D'autres projets de voyages ont été avancés par le Vatican mais pas encore confirmés, une visite eventuelle à Athènes en mars prochain, un pèlerinage en Syrie en avril ainsi que des visites, pour l'instant non encore fixées, dans les deux Corées, en Arménie et même au Brésil.

 

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