|
retour
Texte de la déclaration enregistrée de Lionel
JOSPIN
(07/04/2002)
Durée : 2 minutes et 52 secondes
Je suis heureux de m'exprimer par l'intermédiaire de cette vidéo
dans un meeting du Comité de Défense de la Cause Arménienne.
J'ai répondu effectivement à des questions précises
que vous m'avez adressées dans la campagne présidentielle.
Je voudrais rappeler les liens historiques, chaleureux, affectueux qui
unissent la communauté arménienne de France et la France
d'ailleurs dont elle est souvent maintenant citoyenne, et notamment les
socialistes qui ont toujours eu avec cette communauté des liens
de compréhension et étroits. Nous l'avons traduits en considérant
que le devoir de mémoire devait s'exercer aussi en ce qui concerne
le génocide arménien. D'ailleurs une décision historique
a été prise par le parlement français pour affirmer
cette reconnaissance.
Nous savons, bien sûr, les problèmes qui peuvent être
posés à partir de la candidature de la Turquie à
l'Union Européenne même si cette candidature n'est pas encore
envisageable à très court terme. Il est bien évident
que des évolutions au plan de la reconnaissance du passé
devraient avoir lieu. D'ailleurs, dans la déclaration de Copenhague,
les principes du respect de la démocratie, du respect des minorités
sont des principes qui sont affirmés tout à fait fermement.
Nous essayons de jouer, dans le groupe de Minsk, un rôle utile dans
la solution du problème du Haut-Karabagh qui, évidemment
est un souci pour les Arméniens mais aussi pour les Azéris
et là, la France s'efforce de jouer un rôle qui permette
de dégager une solution positive.
Je pense aussi à la communauté arménienne qui vit
en France et qui, tout en étant parfaitement intégrée,
est très attachée aussi à son identité, à
sa culture, à sa langue, le manifeste de différentes façons
et je pense que, dans le respect de l'école de la République
mais à travers le mouvement associatif arménien qui est
très vivant, il est important que nous apportions aussi notre soutien.
Nous sommes pour la diversité culturelle, vous le savez, qui doit
exister aussi dans notre pays car les Arméniens ont leur personnalité
et en même temps, font partie des citoyens certainement les plus
intégrés dans notre vie collective, parfois même dans
notre vie politique.
|