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Le génocide arménien : négation "à l'allemande"
Au cours de la Première Guerre mondiale, beaucoup d'Allemands ont servi comme soldats ou avec d'autres fonctions dans l'Empire ottoman. En raison de leurs intérêts divergents, les réactions diverses à l'égard du génocide arménien ont forgé la politique allemande. Bien que beaucoup de documents aient été perdus depuis lors, il est encore possible de trouver une importante documentation. Les archives du Ministère des Affaires étrangères allemand, par exemple, contiennent une des plus vastes collections au monde sur le génocide arménien. Les rapports écrits par les diplomates allemands et d'autres témoins nous permettent d'étudier le crime en détail. Cependant, pour apprécier le contenu et l'importance du matériel, il est essentiel de comprendre comment il a été généré. Récemment, cette collection d'archives a reçu une attention particulière en raison du nouvel intérêt pour la responsabilité allemande dans le génocide arménien. Cette communication présente les résultats des recherches actuelles en la matière et d'autres questions. Elle propose en outre une évaluation de ces archives, dans une perspective comparative qui jette une lumière nouvelle sur les preuves connues. During World War I, many Germans served as soldiers or in other functions in the Ottoman Empire. Due to their divergent interests, a diffuse spectrum of reactions to the Armenian Genocide developed and shaped German policies. While many documents have been lost since then, extensive documentation can still be found. The archives of the German diplomats and other witnesses allow us to study the crime in detail. However, to comprehend the contents and the importance of the material, it is essential to understand how it was generated. Recently, this collection of archives has received special attention due to the renewed interest in German responsibility for the Armenian Genocide. The presentation introduces the results of current research on this and other issues. Furthermore, an evaluation of the archives in comparative perspective is offered. This perspective sheds new light on the known evidence.
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