Sommet de Key West aux Etats-Unis

Sites Web :

Organization for Security and Cooperation in Europe : http://www.osce.org

U.S. State Department site on Key West talks : http://www.fpc.gov/KeyWest.htm

M. Aliev, M. Powell, M. Kotcharian à Key West, Floride

  • Washington espère avancer cette semaine vers la paix (01.04.01).
    Les Etats-Unis espèrent faire progresser les chances d'un réglement politique du conflit du Nagorny-Karabakh qui oppose depuis une décennie l'Arménie et l'Azerbaidjan, en cloîtrant à partir de mardi dans la petite ville de Key West (Floride) les présidents des deux pays avec des négociateurs américains, russes et français. Washington espère que cette formule, combinant l'isolement pendant quatre à six jours et une intense pression internationale, permettra de dégager, sinon un accord formel, du moins un plan de réglement de ce conflit larvé qui menace à tout moment de reprendre sous forme de guerre ouverte, dans une des régions les plus instables du globe. "C'est un processus à long terme, mais nous aurons à Key West une opportunité unique que nous ne devons pas laisser passer" pour amener le président arménien Robert Kotcharian et son homologue azerbaïdjanais Heydar Aliev à faire des pas décisifs, estime un haut responsable du département d'Etat. "Nous aurons de nombreux jours de réunion, pratiquement sans interruption, avec beaucoup de temps pour travailler avec les deux présidents, ensemble ou séparément", ajoute ce diplomate américain, sous couvert de l'anonymat. Ces négociations se dérouleront sous la médiation des trois pays co-présidant le "groupe de Minsk" (Etats-Unis, Russie, France), chargé par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) du dossier du Nagorny-Karabakh, enclave majoritairement peuplée d'Arméniens située en territoire azerbaïdjanais. Le nouveau secrétaire d'Etat Colin Powell, dont ce sera la première participation personnelle directe dans une négociation de paix, se rendra sur place mardi pour ouvrir les travaux, qui seront ensuite conduits avec les deux présidents par des négociateurs américains, russes et français, ainsi que le secrétaire général de l'OSCE Jan Kubis. Le Nagorny-Karabakh, où plusieurs années de guerre ont fait plus de 30.000 morts et un million de réfugiés, a fait sécession de l'Azerbaïdjan en 1991. Malgré un cessez-le-feu conclu en 1994, aucun réglement politique n'a pu être trouvé et la situation sur place menace en permanence de dégénérer. Seize rencontres directes entre les chefs d'Etat des deux pays, dont encore deux à Paris en janvier et en mars avec le président français Jacques Chirac, ont permis de faire des progrès, mais "la perspective de combats est toujours là", estime-t-on au département d'Etat. "Personne ne peut se sentir à l'aise face au risque d'une reprise des affrontements dans une région où la Russie, la Turquie et l'Iran se font face", et où ce contentieux gèle toute perspective sérieuse de décollage économique, fait-on valoir au département d'Etat. Les médiateurs américains restent toutefois très dicrets sur les arrangements territoriaux ou politiques qui pourraient être envisagés, compte tenu des risques d'attiser passions sur le terrain et d'agiter le chiffon rouge devant les extrémistes des deux bords. "Il n'y a pas eu de nouvelle proposition de la part du groupe de Minsk, mais il serait possible qu'il y en ait une sur la base de ce qui se passera à Key West", a assuré ce haut responsable américain. "Nous espérons faire le plus de progrès possibles, mais cela dépend évidemment beaucoup des dirigeants des deux pays et de leurs populations, et de la bonne volonté avec laquelle ils aborderont ces négociations", ajoute-t-il, sans exclure la possibilité de d'autres réunions de ce type dans le futur. Les discussions se tiendront dans une résidence prisée notamment par l'ancien président Harry Truman, baptisée "la petite Maison Blanche", qui appartient désormais à l'Etat de Floride. Villéagiature réputée, la petite ville de Key West est située sur une île à l'extrémité sud-ouest de l'archipel des Keys, dans le prolongement de la péninsule floridienne.
  • Départ du président azerbaïdjanais pour les Etats-Unis BAKOU (01.04.01).
    Le président azerbaïdjanais Heydar Aliev a quitté dimanche Bakou pour les Etats-Unis où il doit s'entretenir, à partir de mardi à Key West en Floride, avec son homologue arménien Robert Kotcharian, du problème du Nagorny-Karabakh. Le Nagorny-Karabakh est une enclave à population à majorité arménienne en territoire azerbaïdjanais, qui a fait sécession de l'Azerbaïdjan en 1991. Après plusieurs années de guerre qui ont fait plus de 30.000 morts et un million de réfugiés, un cessez-le-feu a été conclu en 1994, mais aucune solution politique n'a pu être trouvée. "Cette rencontre est très importante. Ce qui la distingue des précédentes, c'est le fait qu'à côté des représentants des Etats-Unis se trouveront aussi les autres co-présidents du groupe de Minsk de l'OSCE", a dit M. Aliev. Le groupe de Minsk, co-présidé par les Etats-Unis, la France et la Russie, est chargé d'aider à régler le conflit du Nagorny-Karabakh. Les médiateurs ont avancé plusieurs options de règlement, a ajouté le président azerbaïdjanais. "Cependant, je n'accepterai jamais une option en contradiction avec les intérêts nationaux de l'Azerbaïdjan", a-t-il affirmé. Par ailleurs, il s'est dit d'accord avec des déclarations de diplomates sur une paix "plus proche que jamais". "Il existe des fondements pour ces propos optimistes", a estimé M. Aliev. A l'issue des pourparlers, qui doivent se terminer le 6 avril, M. Aliev doit passer une visite médicale dans une clinique de Cleveland (Ohio), où il avait été opéré du coeur en 1999.
  • Azéris et Arméniens en Floride pour discuter du Nagorny-Karabakh (01.04.01).
    Optimisme nuancé à Bakou, scepticisme relatif à Erevan: Azéris et Arméniens attendent avec des sentiments mitigés la rencontre de leurs présidents qui se retrouvent mardi en Floride pour tenter une énième fois de régler le conflit du Nagorny-Karabakh. Les entretiens seront ouverts par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell et doivent durer entre quatre et six jours. Le Nagorny-Karabakh est une enclave à population à majorité arménienne en territoire azerbaïdjanais, qui a fait sécession de l'Azerbaïdjan en 1991. Après plusieurs années de guerre qui ont fait plus de 30.000 morts et un million de réfugiés, un cessez-le-feu a été conclu en 1994, mais aucune solution politique n'a pu être trouvée et la situation sur le terrain reste toujours extrêmement tendue. A Key West, l'Azerbaïdjanais Heydar Aliev et l'Arménien Robert Kotcharian travailleront sous la pression des Américains, Français et Russes qui co-président le "groupe de Minsk" chargé de trouver une solution à ce différend. A Bakou, des officiels proches du dossier affichaient en fin de semaine un optimisme prudent. "On a le sentiment que les perspectives de paix sont meilleures que jamais", a estimé un diplomate occidental sous le couvert de l'anonymat. "Peut-être on n'aura pas la paix, a-t-il ajouté, il reste encore des questions très difficiles à régler. Mais au moins on parle de la paix". Les spéculations sur un accord éventuel ont été relancées en février, lorsque le président Aliev a convoqué une session extraordinaire du parlement pour discuter des propositions de paix. C'est la première fois que celles-ci étaient débattues en public. L'opposition a immédiatement accusé le gouvernement de préparer des concessions. Des bruits de guerre ont circulé à Bakou, et immédiatement après à Erevan. A Erevan, la rencontre de Key West était attendue sans grands espoirs. Des responsables qui avaient parlé de "petits progrès" lors des rencontres parisiennes des deux présidents (26 janvier et 5 mars derniers), sont plus réservés sur celle à venir. Le président Kotcharian lui même a estimé récemment que ses nombreux tête-à-tête avec M. Aliev avaient "épuisé" les possibilités de progrès. Un politologue, Amaïak Ovanissian, affirme que la rencontre de Key West n'a qu'un objectif, celui de permettre aux Etats-Unis de "montrer qui est le patron de la planète". D'autres s'attendent à des pressions sur Erevan. Le commentateur politique Tatoul Akopian pense que les Etats-Unis, "ayant subi des échecs dans les pourparlers israélo-arabes, en Irak et en Serbie", chercheront à "faire pression sur l'Arménie". L'un des partis au pouvoir, Dachnaktsoutioun, a affirmé récemment que tout règlement doit conduire soit au rattachement du Nagorny Karabakh à l'Arménie, soit "au moins à son indépendance". Or, Bakou propose une "très vaste autonomie", autrement dit l'indépendance moins les forces armées et la politique étrangère. D'autres points litigieux concernent notamment le sort de Soucha, un centre historique et culturel azéri devenu ville fantôme au milieu du Karabakh, sur les collines dominant la capitale du territoire, Stepanakert. Une hypothétique solution pourrait offrir aux Arméniens du Karabakh de garder leur couloir terrestre vers l'Arménie, et aux Azéris un accès à Soucha, ou bien leur enclave de Nakhtchivan, de l'autre côte de l'Arménie. Le conflit a freiné le développement économique de la région et découragé les investisseurs. Le tracé d'un futur oléoduc entre la Caspienne et la Turquie a été allongé pour éviter l'Arménie.
  • Sommet crucial en Floride pour résoudre le conflit du Nagorny-Karabakh (03.04.01).
    Les présidents arménien et azerbaïjanais doivent entamer mardi 3 avril dans la petite ville de Key West (Floride) des pourparlers cruciaux pour résoudre leur conflit, vieux de plus de dix ans, sur l'enclave du Nagorny-Karabakh. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell doit participer en milieu de journée à l'ouverture de ces entretiens au sommet, prévus pour durer entre quatre et six jours dans une résidence officielle, la "Petite Maison Blanche". Le président arménien Robert Kotcharian et son homologue azerbaïdjanais Heydar Aliev poursuivront les discussions avec des équipes de négociateurs américains, russes et français pour tenter de résoudre ce conflit caucasien larvé, qui menace à tout moment de dégénerer à nouveau en guerre ouverte. Le président Kotcharian est arrivé lundi aux Etats-Unis, peu après son homologue azerbaïdjanais arrivé dimanche soir, a-t-on indiqué au département d'Etat. Le Nagorny-Karabakh, enclave à la population en majorité arménienne en territoire azerbaïdjanais, a fait sécession en 1991. Plusieurs années de guerre y ont fait plus de 30.000 morts et un million de réfugiés. Malgré un cessez-le-feu conclu en 1994, aucun réglement politique n'a pu être trouvé et la situation sur place menace en permanence de dégénérer. "Personne ne peut se sentir à l'aise face au risque d'une reprise des affrontements dans une région où la Russie, la Turquie et l'Iran se font face", fait-on valoir au département d'Etat américain. Les discussions sont placées sous l'égide des trois co-présidents -Etats-Unis, Russie, France- du "groupe de Minsk", chargé du dossier du Nagorny-Karabakh au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le président Aliev a affirmé, avant de s'envoler pour les Etats-Unis, qu'il était d'accord avec des déclarations de diplomates estimant que la paix était "plus proche que jamais". "Il existe des fondements pour ces propos optimistes", a estimé M. Aliev. Les négociateurs américains faisaient part d'un optimisme prudent. "C'est un processus à long terme, mais nous aurons à Key West une opportunité unique que nous ne devons pas laisser passer", a déclaré sous couvert de l'anonymat un haut responsable du département d'Etat. Les Etats-Unis comptent beaucoup sur la formule employée à Key West -cloîtrer les deux présidents pour des discussions intensives sous forte pression de médiateurs étrangers- pour sortir de l'impasse. Les deux chefs d'Etat se sont rencontrés 16 fois au cours des dernières années, dont deux fois encore à Paris en janvier et mars en présence du président français Jacques Chirac, sans parvenir à un accord de paix. Le président Kotcharian avait lui-même estimé récemment que ses nombreux tête-à-tête avec son homologue azerbaïdjanais avaient "épuisé" les possibilités de progrès. Villégiature réputée, autrefois prisée de personnalités telles que l'écrivain Ernest Hemingway ou l'ancien président Harry Truman, Key West est située sur une île à l'extrémité sud-ouest de l'archipel des Keys, qui prolonge la péninsule floridienne.
  • Arrivée de Colin Powell pour les négociations de Key West (03.04.01).
    Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell est arrivé mardi 3 avril à Key West (Floride) pour participer à l'ouverture de négociations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan visant à trouver une issue à leur conflit sur l'enclave du Nagorny-Karabakh. Le chef de la diplomatie américaine devait s'entretenir séparément en fin de matinée avec le président arménien Robert Kotcharian, puis avec le président azerbaïdjanais Heydar Aliev, avant un déjeuner de travail. La première réunion de négociation était prévue en début d'après-midi. M. Powell, qui doit regagner Washington dans l'après-midi, a prévu de donner une courte conférence de presse aux alentours de 12H15 locales (16H15 GMT). Les négociations de paix sur le Nagorny-Karabakh doivent se poursuivre pendant quatre à six jours dans un résidence officielle de cette localité, la "Petite Maison Blanche", avec les deux présidents et des négociateurs américains, russes et français. Les Etats-Unis, la Russie et la France co-président le "groupe de Minsk", chargé par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une issue négociée au conflit qui oppose les deux républiques caucasiennes depuis plus de dix ans. Le Nagorny-Karabakh, enclave à la population en majorité arménienne située en territoire azerbaïdjanais, s'est prononcé pour son indépendance en 1991. Un cessez-le-feu est entré en vigueur en 1994, après des affrontements qui ont fait plus de 30.000 morts, mais aucun règlement politique n'a pu être trouvé au conflit. Les présidents des deux pays s'étaient retrouvés en janvier et en mars derniers à Paris, en présence du président français Jacques Chirac, sans toutefois aboutir à un accord. Key West est située à l'extrémité sud-ouest de l'archipel des Keys, au sud de la Floride (sud-est des Etats-Unis).
  • Le président azerbaïjanais critique la médiation (03.04.01).
    Le président azerbaïdjanais Heydar Aliev a vivement critiqué la médiation menée par les Etats-Unis, la Russie et la France dans le conflit du Nagorny-Karabakh qui l'oppose à l'Arménie, à l'ouverture de discussions de paix mardi à Key West (Floride). Ces trois pays, chargés par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une issue politique au conflit, ont adopté "un attitude d'attente et de passivité", a déclaré M. Aliev, selon le texte de son intervention distribué à la presse. Les trois pays "auraient dû exercer une influence plus efficace sur le processus de négociation", a-t-il ajouté, les accusant de ne pas prendre suffisemment en compte le fait que le Nagorny-Karabakh, enclave séparatiste peuplée en majorité d'Arméniens constitue "une partie inaliénable de l'Azerbaïdjan", même si elle "peut se voir accorder un haut degré d'autonomie". Le président Aliev a retrouvé mardi à Key West son homologue arménien Robert Kotcharian pour tenter de mettre fin au contentieux entre les deux pays sur l'enclave du Nagorny-Karabakh. Les entretiens, ouverts par le secrétaire d'Etat Colin Powell, doivent se poursuivre jusqu'au week-end en présence de médiateurs américains, russes et français. Le médiateur américain pour ce conflit, l'ambassadeur Carey Cavanaugh, a minimisé la portée de ces critiques, affirmant que "les deux présidents n'auraient pas accepté de venir s'il n'y avait pas un potentiel pour avancer". "Il y a un possibilité sérieuse de faire des progrès", a assuré M. Cavanaugh à la presse.
  • Des progrès mais encore des efforts à faire pour la paix au Nagorny-Karabakh (06.04.01). Quatre jours de négociations en Floride entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sur le conflit du Nagorny-Karabakh ont permis des progrès, selon les médiateurs internationaux, mais de nouvelles discussions seront encore nécessaires pour parvenir à un accord de paix. Les médiateurs américain, russe et français ont conclu vendredi 6 avril leurs travaux dans la ville de Key West avec les présidents arménien Robert Kotcharian et azerbaïdjanais Heydar Aliev en annonçant qu'ils allaient désormais élaborer des "proposition globales" pour un accord de paix, en vue d'une reprise des négociations, très certainement en juin à Genève. Ils ont également indiqué que l'Iran, voisin des deux pays en conflit et qui possède une importante population azérie, serait désormais tenu étroitement informé des efforts internationaux. Ces discussions s'étaient ouvertes mardi dans la petite station touristique floridienne en présence du secrétaire d'Etat américain Colin Powell. Les présidents Kotcharian et Aliev doivent rencontrer séparément lundi à Washington le président George W. Bush. Les négociations se sont tenues sous la médiation de représentants des Etats-Unis, de la Russie et de la France, qui co-président le "groupe de Minsk", chargé par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de ce dossier. Le médiateur américain, l'ambassadeur Carey Cavanaugh, a déclaré que "les progrès réalisés ont été plus importants que prévus", son homologue français Jean-Jacques Gaillarde assurant que les deux pays étaient "beaucoup plus proches de la paix qu'ils ne l'étaient avant la conférence". Le négociateur russe, le vice-ministre des Affaires étrangères Viacheslav Troubnikov, a également estimé que le travail effectué avait été "difficile mais très satisfaisant". Les trois diplomates se sont toutefois montrés particulièrement avares en détails, se bornant à saluer les engagements de MM. Kotcharian et Aliev à respecter le cessez-le-feu conclu en 1994 et à poursuivre activement les discussions de paix. Tout au long des discussions de Key West, les délégations ont souligné que de "fuites" lors de précédentes discussions sur de possibles compromis politiques ou territoriaux s'étaient traduites par un regain de tensions sur le terrrain, et que les deux présidents devaient compter sur des opinions publiques particulièrement sensibles. "De nombreuses difficultés ont été identifiées en détail, et sur beaucoup de problèmes, on peut dire que les positions se sont rapprochées. Mais il reste beaucoup de travail à faire avant d'avoir un accord de paix", a déclaré M. Gaillarde. M. Cavanaugh pour sa part a indiqué que de prochaines négociations auraient lieu très probablement en juin à Genève. Le représentant américain a souligné que deux pays voisins de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, - la Turquie et l'Iran - seraient tenus particulièrement informés des réunions de Key West et des discussions à venir. Ankara sera tenu informé par le canal du "Groupe de Minsk" de l'OSCE, dont la Turquie fait partie. M. Cavanaugh a souligné que l'Iran, qui ne fait pas partie du groupe de Minsk, était lui aussi considéré comme "un acteur important dans cette région". Il a laissé entendre que la France jouerait un rôle particulier dans les contacts avec la république islamique, l'actuel ambassadeur français à Téhéran, Philippe de Suremain, devant devenir dans les prochaines semaines le représentant français aux négociations sur le Nagorny-Karabakh.
  • Progrès à Key West et poursuite en juin à Genève (06.04.01). Les négociations de paix sur le conflit du Nagorny-Karabakh, à Key West (Floride) ont permis des progrès et de nouvelles négociations sont prévues en juin à Genève, ont annoncé vendredi les médiateurs américain, russe et français. De "nouvelles propositions globales" de règlement du conflit vont désormais être élaborées par Washington, Moscou et Paris", les trois capitales chargées par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une issue négociée, selon un communiqué publié à l'issue des travaux de Key West. Les négociations sur cette enclave peuplée en majorité d'Arméniens située en Azerbaïdjan, se sont tenues avec les présidents arménien Robert Kotcharian et azerbaïdjanais Heydar Aliev. Les deux dirigeants doivent rencontrer séparément lundi le président américain George W. Bush à Washington. Le médiateur américain, l'ambassadeur Carey Cavanaugh, a ajouté au cours d'une conférence de presse que "les progrès réalisés ont été plus importants que prévus", son homologue français Jean-Jacques Gaillarde assurant que les deux pays étaient "beaucoup plus proches de la paix qu'ils ne l'étaient avant la conférence" de Key West. Le négociateur russe, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Viacheslav Troubnikov, a également jugé "très satisfaisants" les progrès réalisés avec les présidents des deux pays, sans toutefois donner de détails. Les médiateurs se sont félicités des engagements des deux présidents à respecter le cessez-le-feu conclu en mai 1994 au Nagorny-Karabakh et à continuer de rechercher une solution exclusivement politique à ce conflit qui les oppose depuis une douzaine d'années. M. Cavanaugh a indiqué qu'une prochaine série de négociations se tiendrait "très vraisemblablement en juin à Genève", réunissant cette fois encore les deux présidents et les trois médiateurs mandatés par l'OSCE. Les médiateurs se sont montrés particulièrement avares de précisions sur les progrès réalisés. M. Gaillarde a souligné que "des difficultés ont été identifiées" et feraient l'objet de propositions, mais que "beaucoup de travail restait à faire". M. Cavanaugh a pour sa part souligné la nécessité de "compromis mutuels". La Turquie et l'Iran, deux pays voisins de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, seront tenus étroitement informés des travaux des médiateurs, a indiqué M. Cavanaugh. La Turquie restera informée par le canal de l'OSCE, dont elle fait partie. Le contact avec l'Iran se fera notamment par le truchement de la France, dont l'actuel ambassadeur à Téhéran, Philippe de Suremain, sera dans quelques semaines le prochain négociateur français pour le Nagorny-Karabagh.
  • Le président Bush va s'impliquer dans la recherche de la paix au Nagorny-Karabakh (06.04.01). Le président américain George W. Bush va s'impliquer dans la recherche de la paix dans l'enclave caucasienne du Nagorny-Karabakh, en recevant lundi2 avril à Washington les présidents arménien et azerbaïdjanais, réunis depuis mardi 3avril à Key West (Floride, sud des Etats-Unis) pour tenter de mettre fin à ce conflit. M. Bush recevra séparément le président arménien Robert Kotcharian et son homologue azerbaïdjanais Heydar Aliev afin de saluer les "progrès" réalisés à Key West, a indiqué un haut responsable américain proche des discussions. Un accord de paix en bonne et due forme pour clore ce conflit vieux de plus de douze ans risque toutefois de demander encore des efforts, a laissé entendre ce responsable. Les rencontres prévues à la Maison Blanche et avec le secrétaire d'Etat Colin Powell visent à "fournir l'impulsion pour de prochaines étapes", a-t-il affirmé sous couvert de l'anonymat. Les deux présidents ont par le passé rencontré les chefs d'Etat des deux autres pays chargés de trouver une solution négociée, la Russie et la France, et il est légitime qu'ils voient désormais également le président américain, a souligné cette source. Les discussions de paix, qui se tiennent depuis mardi à Key West, pourraient se terminer vendredi soir ou samedi dans cette petite station touristique située sur une île au sud de la Floride, selon des diplomates. Ces négociations se tiennent sous la direction de médiateurs de trois pays -- USA, Russie, France -- mandatés par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Manifestement soucieuse d'affirmer sa prééminence dans cette région de l'ancienne Union soviétique, la Russie a dépêché à Key West un vice-ministre des Affaires étrangères, Viacheslav Troubnikov, Washington et Paris étant représentés par des ambassadeurs, Carey Cavanaugh et Jean-Jacques Gaillarde. Le conflit du Nagorny-Karabakh, enclave séparatiste située en territoire azerbaïdjanais dont la majorité de la population est arménienne, oppose les deux pays depuis une douzaine d'années, et a fait plus de 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés. Malgré un cessez-le-feu conclu en mai 1994 et 16 rencontres entre les deux présidents au cours des deux dernières années, aucune solution politique à ce conflit caucasien hérité de la période soviétique n'a encore été trouvée. Les discussions de Key West s'étaient ouvertes mardi en présence de Colin Powell, qui avait lancé un appel à un "compromis acceptable" entre Erevan et Bakou. Les entretiens avaient toutefois débuté de manière glaciale, M. Aliev dénonçant le "nettoyage ethnique" pratiqué à l'encontre de la population azérie de l'enclave et la "passivité" de la communauté internationale, tandis que M. Kotcharian avait dénoncé la "propagande" de Bakou. Les diplomates américains, français et russes avait toutefois souligné les jours suivants le "sérieux et l'engagement" des deux présidents à parvenir à un accord, laissant entendre que les difficultés résidaient plus dans la nécessité de convaincre leurs populations respectives de la nécessité de faire des compromis.
  • Bush encourage les efforts de paix au Nagorny-Karabakh (09.04.01). Le président George W Bush a apporté son soutien aux efforts de paix engagés par les présidents arménien Robert Kotcharian et azerbaïdjanais Heydar Aliev dans le conflit au Nagorny-Karabakh en recevant séparément lundi 2 avril ces deux dirigeants à la Maison Blanche, a indiqué un haut responsable américain. "Le président a exprimé son soutien pour les efforts de paix des deux pays, il a manifesté son appréciation pour les progrès accomplis, tout en notant qu'il restait pas mal de travail à faire et il les a encouragés à poursuivre pour éliminer leurs divergences", a déclaré ce responsable qui parlait sous couvert de l'anonymat. Les présidents Kotacharian et Aliev avaient participé la semaine dernière durant quatre jours à des négociations de proximité à Key West (Floride) sous l'égide du groupe de Minsk (Etats-Unis, France, Russie) qui ont permis selon, le responsable américain, des "progrès substantiels". Les pourparlers reprendront selon le même format en juin prochain en Suisse. La préparation de cette nouvelle série de négociations a fait l'objet lundi de discussions au département d'Etat avec le chef de la diplomatie helvétique Joseph Deiss, précise-t-on à la Maison Blanche. Le haut responsable américain s'est montré avare de détails sur les progrès réalisés, se contentant d'indiquer qu'ils portaient sur les contours et les détails d'un "accord de paix potentiel". Il a noté qu'un tel accord de paix aurait des repercussions bénéfiques sur l'ensemble de la région, notamment sur le plan économique.
  • Le président arménien Robert Kotcharian mardi à l'Elysée (09.04.01). Le président Jacques Chirac recevra mardi 10 avril à 16h45 le président arménien Robert Kotcharian, de retour de discussions de paix sur le Nagorny-Karabakh avec son homologue azerbaïdjanais Heydar Aliev aux Etats-Unis, a annoncé lundi le service de presse de l'Elysée. MM. Kotcharian et Aliev devaient être reçus séparément lundi à Washington par le président George W. Bush après plusieurs jours de négociations qui se sont tenues à Key West (Floride), et auraient permis, selon des sources américaines, de progresser vers un règlement.