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La Russie prend à témoin l'ONU et l'OSCE
de son droit à intervenir en Géorgie
12/09/2002
Le président russe Vladimir Poutine a transmis au
secrétaire général de l'ONU, aux pays membres du
Conseil de sécurité et à ceux de l'OSCE un message
dans lequel il affirme le droit de la Russie à intervenir militairement
sur le territoire géorgien contre des "terroristes".
"Je compte sur la compréhension de notre position et un soutien
aux décisions que prendra la Russie dans les intérêts
de la lutte contre le terrorisme, la défense de la population civile
et le maintien de la stabilité et de la paix dans la région
du Caucase", écrit le président russe, selon le texte
de son message diffusé par le Kremlin.M. Poutine dénonce
"un non-respect flagrant par Tbilissi de la résolution antiterroriste
1373 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a un caractère
contraignant pour tous les Etats". "En conséquence la
Russie peut être contrainte à se servir du droit à
l'autodéfense individuelle ou collective dans le respect de la
charte de l'ONU, prévu par la résolution 1368 du Conseil
de sécurité adoptée en réponse aux actes terroristes
barbares commis aux Etats-Unis en septembre de l'année dernière",
ajoute le président russe. "Il ne s'agit ni de porter atteinte
à la souveraineté et à l'intégrité
territoriale du pays, ni de provoquer un changement du régime politique"
en Géorgie souligne-t-il.
Dans une allocution d'une fermeté inédite à l'égard
de l'ancienne république soviétique du Caucase frontalière
de la Tchétchénie, et faite le jour même de la commémoration
des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le président russe
a menacé mercredi la Géorgie d'intervenir militairement
si ce pays ne neutralisait pas les groupes de rebelles tchétchènes
présents sur son territoire. La Géorgie a déclaré
qu'elle ne "tolèrerait pas" une intervention russe.
Le message de Vladimir Poutine a été transmis le jour même
ou le président américain George Bush doit prononcer un
discours très attendu sur l'Irak à l'ONU.
La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU,
est opposée à une intervention des Américains contre
Bagdad mais, selon la presse russe, Poutine pourrait modérer sa
réaction sur ce dossier si les Américains laissaient
en échange l'aviation russe frapper les bases rebelles présumées
en Géorgie Les relations entre Tbilissi et Moscou sont très
tendues depuis le début de la seconde guerre de Tchétchénie
en octobre 1999, Moscou accusant la Géorgie de
laisser transiter armes et combattants par son territoire.
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