Selon le Ministre de la Défense arménienne, l'Arménie n'est pas pressée d'adhérer à l'Otan
27/11/2002

L'Arménie n'est pas pressée d'adhérer à l'Otan, a affirmé son ministre de la Défense, Serge Sarkissian, qui s'est prononcé pour le maintien de relations étroites avec la Russie.
"Je suis contre toute hâte à poser la question de l'adhésion de notre pays à cette organisation", a déclaré le ministre au cours d'un séminaire sur les perspectives de coopération de l'Arménie avec l'Otan et la Russie.

La Géorgie voisine, dont l'armée est considérée comme beaucoup moins efficace que celle de l'Arménie, a posé officiellement sa candidature à l'Otan au cours du sommet de l'Alliance qui s'est tenu à Prague la semaine dernière.
"L'Arménie, tout en élevant le niveau de ses contacts avec l'Otan, renforce en même temps la présence russe dans le pays en élargissant les facilités accordées aux bases russes sur le territoire de la république", a déclaré M. Sarkissian.
Erevan entend ainsi "poursuivre une coopération en parallèle" avec ses "partenaires stratégiques, la Russie et l'Otan", a dit M. Sarkissian.

L'Arménie a signé en octobre dernier un nouvel accord de coopération militaire portant sur l'utilisation commune de certaines installations militaires. La Russie dispose notamment d'une base à Gumri (nord-ouest), qui est un élément clef de la défense du territoire russe sur son flanc sud.
L'Arménie accueillera en juin 2003 des manoeuvres de l'Otan dans le cadre du programme de Partenariat pour la paix de l'organisation. Mais Erevan considère que la Russie est son meilleur allié dans la région, que ce soit face à la Turquie au sud, ou bien face à l'Azerbaïdjan, avec laquelle elle reste à couteaux tirés au sujet du Haut-Karabagh.