• Les jumeaux arméniens s'appellent Jacques et Chirac (08.02.01). Des parents arméniens ont appelé Jacques et Chirac leur jumeaux nés le jour de la promulgation de la loi française reconnaissant le génocide arménien a annoncé jeudi au Parlement le député Akop Akopian. Les deux petits garçons sont nés dans un village de la région de Khavar (nord de l'Arménie), a précisé le député.
  • Des centaines de manifestants remercient la France (07.02.01). Aux cris de "Vive la France", "La France a réveillé la mémoire du monde", plusieurs centaines d'Arméniens dont de nombreux enfants, ont rendu hommage à la France mercredi 7 février à Erevan pour avoir adopté une loi reconnaissant le génocide arménien. Les enfants d'une école de danse d'Erevan habillés en costume folklorique ont déposé des bouquets de fleurs à l'ambassade de France lors de cette manifestation qui s'est tenue à l'initiative de l'Association de la danse arménienne. Les fleurs doivent ensuite être remises au mémorial des victimes du génocide sur une colline d'Erevan. "Nos enfants ne réalisent pas encore aujourd'hui la signification de la décision française mais demain ils comprendront", a déclaré le président de cette association, Karen Guevorkian. Un représentant du ministère de la Culture, Aroutioun Tamazian, a affirmé que le nom du président Jacques Chirac qui a promulgué cette loi était "très cher au coeur de tous les Arméniens.
  • Le Président arménien Robert Kocharian réagi (01.02.01). Cité par le quotidien turc Radikal, Robert Kotcharian a fait savoir qu'il n'attendait que des excuses de la Turquie au sujet du génocide et qu'Erevan ne réclamerait pas nécessairement des indemnités. Selon Radikal, Robert Kocharian a salué la décision du parlement français mais en ajoutant que la Turquie avait tort de craindre que l'Arménie formule des revendications territoriales si les massacres du début du siècle étaient reconnus. "Je crois que la meilleure solution - et qui serait suffisante - consisterait pour la Turquie à ouvrir toutes les archives et à formuler des excuses directes", a-t-il dit à la chaîne de télévision CNN turque. "Vous pouvez ne pas appeler cela un génocide, mais il doit être reconnu que des gens ont été tués massivement et déportés", ajoute-t-il.
  • Appel au boycott les produits turcs (22.01.01). L'union arménienne des consommateurs a appelé les Arméniens du monde entier à boycotter les produits turcs, en représailles aux menaces des Turcs de ne plus acheter français. "Nous demandons instamment aux citoyens arméniens et aux membres de la diaspora arménienne de boycotter tous les produits fabriqués en Turquie", a déclaré le responsable de l'union arménienne des consommateurs, Armen Pogosyan.
  • Les produits turcs représentent 20 à 25% des produits sur le marché arménien selon Armen Pogosyan, qui précise qu'un tel boycottage permettrait de donner un coup de fouet à la production locale.
  • Satisfactions à Erevan après le vote de l'Assemblée Nationale (19.01.01). La population arménienne s'est félicitée de la reconnaissance la veille par le Parlement français du génocide arménien. "Le rétablissement de la vérité historique va permettre de normaliser et améliorer les rapports entre l'Arménie et la Turquie", a estimé de son côté le chef du département Europe du ministère arménien des Affaires étrangères, Samuel Mkrttchian, cité par Yergir. Toujours dans Yergir Ghegham Manoukian, un dirigeant de la FRA Dachnaktsoutioun (socialiste), estime qu'"Il s'agit d'un premier pas sur la voie de la justice". Alors que la télévision interrogeait dans ses journaux un entretien téléphonique d'Ara Krikorian, Président du CDCA, le reste de la presse, y compris les radios, s'est en général borné à reprendre l'information sans commentaire. "C'est une grande victoire pour les peuples arméniens et français", a pour sa part souligné l'ambassadeur arménien en France Edouard Nalbandian dans un communiqué, tout en estimant que cette décision ne va pas "empêcher le développement des relations arméno-turques".