Le
Comité de Défense de la Cause Arménienne rencontre
Pierre Moscovici,
chargé des questions internationales au Parti Socialiste.
Dans
le cadre de ses rencontres régulières avec des responsables
politiques français, une délégation du bureau national
du Comité de Défense de la Cause Arménienne, en
la personne de Sevane Seropyan et Mickael Cazarian, a rencontré
vendredi 21 novembre 2003, Pierre Moscovici, chargé des questions
internationales au Parti Socialiste. L'élargissement de l'Union
européenne a été le sujet principal de cet entretien
et a permis à Pierre Moscovici de rappeler la position du Parti
Socialiste concernant l'entrée de la Turquie en Europe.
Pierre Moscovici a précisé que le Parti Socialiste en
sa personne et celle de son Premier Secrétaire François
Hollande était prêt à s'engager à inclure
la problématique de la reconnaissance du génocide arménien
comme préalable à l'adhésion de la Turquie dans
ses engagements européens.
Pour Pierre Moscovici, "la Turquie aujourd'hui ne satisfait
pas même aux critères justifiant d'une éventuelle
négociation de sa candidature. En effet, si l'armée est
parfois présentée comme un rempart laïque, la question
de l'importance du pouvoir militaire et celle des Kurdes sont des obstacles
à son intégration."
Pierre Moscovici a poursuivi en indiquant que "pour le Parti
Socialiste, la question de la reconnaissance du génocide des
Arméniens par la Turquie est une question essentielle. La Turquie
doit solder son contentieux historique même si cette condition
ne figure pas dans la liste des critères de Copenhague, prévus
pour les Pays de l'Est et peu adaptés pour la Turquie."
Réagissant
à ces propos les représentants du Comité de Défense
de la Cause Arménienne se sont félicités de la
position exprimée par M. Moscovici et lui ont indiqué
qu'elle serait considérée comme officielle dès
la parution d'un communiqué du Parti Socialiste ou d'un engagement
public de son Premier Secrétaire en ce sens.