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Assemblée Nationale
Séance du mardi 5 decembre 2000
Reconnaissance du génocide arménien
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François Rochebloine (UDF,
Loire)
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M. François Rochebloine - Le 29 mai 1998, une proposition
de loi du groupe socialiste, tendant à la reconnaissance officielle
par la France du génocide arménien, a été
adoptée à l’unanimité par notre Assemblée.
Le 8 novembre dernier, le Sénat a adopté à son tour
à une forte majorité la proposition de loi présentée
par six sénateurs représentant les six groupes du Sénat.
On peut donc dire que le Parlement a approuvé massivement la reconnaissance
du génocide arménien.Reste, Monsieur le Premier ministre,
à permettre au Parlement d’adopter définitivement ce texte
pour qu’il devienne loi de la République. Le Gouvernement doit
tirer les conséquences des votes qui sont intervenus ; il en va
du respect de la représentation nationale. Nous ne pouvons nous
satisfaire d’un simple engagement moral, même si le président
du groupe socialiste semble s’en contenter. Oui ou non, le Gouvernement
va-t-il faire le nécessaire ? (Applaudissements sur les bancs
du groupe UDF)
M. Jean-Jack Queyranne, ministre des relations avec le Parlement
– Les textes adoptés par l’Assemblée nationale et le Sénat
sont formellement distincts. J’avais eu l’occasion de répondre
à Mme Jambu qu’une discussion à l’Assemblée nationale
devrait, s’agissant d’une proposition de loi, résulter d’une initiative
parlementaire. Votre groupe vient d’ailleurs d’annoncer en Conférence
des présidents son intention de faire venir en discussion ce texte
le 18 janvier, journée réservée à l’initiative
parlementaire. Le Gouvernement s’expliquera à cette occasion. Vous
savez notre attachement fort à la communauté d’origine arménienne
qui vit dans notre pays, et vous savez aussi que nous devons veiller à
ce que la paix, la stabilité et la démocratie progressent
dans cette région (Applaudissements sur de nombreux bancs du
groupe socialiste)
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