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Le Parlement Européen et le génocide
arménien :
irritation du représentant turc à la Convention
28/02
Le représentant de la Turquie à la Convention
sur l'avenir de l'Europe a réagi avec irritation à l'adoption
par le Parlement européen d'un rapport rappelant le "génocide
perpétré contre les Arméniens en 1915".
"Le Parlement européen n'a pas pour mission d'émettre
des jugements sur l'histoire", a estimé le vice-Premier ministre
turc et représentant de la Turquie à la Convention, Mesut
Yilmaz.
Le Parlement européen a adopté un rapport consacré
à la situation dans les trois pays du Caucase, l'Azerbaïdjan,
la Géorgie et l'Arménie, ainsi qu'une résolution
sur le parti pro-kurde de la Démocratie du Peuple (HADEP), accusé
par les autorités d'Ankara d'entretenir des liens avec la rébellion
kurde armée. "Nous considérons les décisions
du Parlement européen à propos du soit-disant génocide
arménien et l'interdiction du 'Hadep' comme inacceptables",
a ajouté Mesut Yilmaz dans une déclaration.
Le rapport du Parlement européen, émanant du député
vert suédois Per Gahrton, appelle la Turquie "à mettre
fin au blocus décrété contre l'Arménie et
à créer les conditions de la réconciliation",
a-t-on appris de source parlementaire.
Il rappelle également la position prise par le Parlement européen
dans une résolution du 18 juin 1987 "où il reconnaît
le génocide perpétré contre les Amréniens
en 1915", sous l'empire ottoman, a-t-on ajouté de même
source.
"La Turquie a toujours été pour la réconciliation.
Mais la réconciliation ne doit pas être fondée sur
des mensonges historiques", a poursuivi Mesut Yilmaz. La Turquie
rejette catégoriquement la thèse du génocide et avance
que des
milliers de Turcs sont également morts dans une situation de 'guerre
civile' coïncidant avec la Première Guerre Mondiale.
Les efforts d'Erevan pour obtenir la reconnaissance internationale des
massacres de 1915 comme génocide est l'une des raisons pour lesquelles
la Turquie n'entretient pas de relations diplomatiques avec son voisin
arménien.
Mesut Yilmaz a cependant réaffirmé l'objectif de la Turquie
de rejoindre l'Union européenne (UE). Ankara a le statut de candidat
à l'UE mais n'a pas engagé les négociations d'adhésion
avec Bruxelles. Mesut Yilmaz représente la Turquie à la
Convention sur l'avenir de l'Europe dont la séance inaugurale s'est
tenue à Bruxelles.
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