Pays de Galles : Une déclaration sur le génocide des arméniens
réunit la majorité des membres de l'Assemblée Nationale


La Fédération Euro-Arménienne rapporte que trente-deux des soixante membres de l’Assemblée Nationale du Pays de Galles ont signé une Déclaration (« Statement of Opinion » n° 2000-0029) par laquelle ils :

« 1- reconnaissent le génocide Arménien qui a eu lieu sous le gouvernement turc en 1915,
« 2- appellent la Turquie à lever ses sanctions économiques contre la République d’Arménie,
« 3- appellent le gouvernement britannique à ne pas soutenir la demande d’adhésion de la Turquie à L’Union Européenne, aussi longtemps que ce pays n’aura pas reconnu le génocide de 1915, et qu’il n’aura pas mis fin aux sanctions économiques. »

Cette « déclaration d’opinion » avait été initiée en mars 2000 par trois membres de l’Assemblée Nationale galloise,
Dr Richard Edwards (Labour), M. Cynog Dafis (Plaid Cymru) et Madame Kirsty Williams (Liberal Democrat), avec l’appui de la CRAG (Campagne pour la Reconnaissance du Génocide arménien). Lors de la séance du 16 mai 2002, toujours en collaboration avec la CRAG, ces parlementaires avaient soulevé la question du Génocide et avaient invité
leurs collègues à signer le document.

« La Déclaration des députés gallois, se situant dans la droite ligne des nombreuses reconnaissances du génocide de
ces dernières années en Europe, révèle une prise de conscience croissante dans les milieux politiques européens de
la dimension politique, morale et actuelle du génocide des Arméniens.
Par ailleurs, elle va parfaitement dans le sens de la reconnaissance du Génocide par le Parlement européen » a déclaré
Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie.

Le 18 juin 1987, (résolution: Doc. de séance: A2-0033/87 Débat: 18/06/87), le Parlement européen considérait en effet, que la non reconnaissance du génocide des Arméniens par la Turquie, avec « sa réticence à appliquer les normes du Droit International dans ses différends avec la Grèce, le maintien des troupes turques d’occupation à Chypre ainsi que la négation du fait kurde, constituent, avec l’absence d’une véritable démocratie parlementaire et le non–respect des libertés individuelles et collectives, notamment religieuses, dans ce pays, des obstacles incontournables », à l’entrée de ce pays dans l’Union Européenne.

« A la veille du sommet européen de Copenhague qui doit statuer sur l’ adhésion de la Turquie, cette déclaration renforce notre demande afin que le Conseil européen et le Parlement européen incluent les questions du génocide et des lois anti-arméniennes de la législation turque dans les conditions politiques soumises à la Turquie ».

La Fédération Euro-Arménienne a récemment lancé une campagne européenne pour l’abolition des lois anti-arméniennes en Turquie. Il s’agit de toutes les lois et décrets d’application que la Turquie moderne a institués afin de permettre la confiscation par le trésor de la République turque des richesses et des propriétés individuelles et collectives des Arméniens déportés et massacrés.

« Ces lois font de la République turque d’aujourd’hui le bénéficiaire directe du génocide des Arméniens. L’Europe qui a combattu dans tous ses pays le corollaire de ces lois appliqué aux Juifs d’Europe doit exiger de la Turquie candidate le même comportement que ses états membres», a déclaré la Fédération.

La Fédération Euro-Arménienne informe également qu’elle a félicité les députés signataires de la Déclaration, et qu’elle a exprimé sa solidarité aux dirigeants du CRAG et de « Wales-Armenia Solidarity », à l’occasion de l’excellent travail qu’ils ont accompli.