La lutte conte le terrorisme au centre de la réunion ministérielle de l'OSCE 03/12

L'OSCE doit jouer un "rôle accru" dans la lutte contre le terrorisme, a déclaré le président roumain, Ion Iliescu, à l'ouverture de la 9è conférence ministérielle de l'organisation où la situation au Proche-Orient était présente dans tous les esprits, à Bucarest.
"Les récents événements internationaux ont placé la lutte contre le terrorisme au centre des préoccupations de la communauté internationale", a déclaré M. Iliescu en ouvrant la conférence de l'Organisation pour la sécurité
et la coopération en Europe devant les ministres des Affairies étrangères des 55 pays membres.
M. Iliescu a notamment appelé à la "solidarité politique et la ferme volonté" des pays de l'OSCE afin de combattre ce fléau, à "l'identification des racines" du terrorisme et à "l'adoption de mesures concrètes pour (l')éliminer".
"Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires (...) contre le terrorisme dans toutes ses formes", a déclaré le Premier ministre roumain, Adrian Nastase, dans une allusion aux attentats commis le week end à Jérusalem et Haïfa.
"Le monde a changé depuis le 11 septembre", a déclaré le président en exercice de l'OSCE et ministre roumain des Affaires étrangères, Mircea Geoana. "Le nouveau climat de confiance entre le Etats-Unis et la Fédération russe ainsi que l'évolution des relations entre l'OTAN et la Russie vont contribuer d'une manière déterminante à la sécurité européenne", a estimé M. Geoana. Alors que l'opposition de Moscou au retour d'une mission de l'OSCE en Tchétchénie et ses réticences à retirer ses bases militaires de Géorgie et de Transdniestrie avaient failli faire échouer l'année dernière la précédente réunion ministérielle de l'OSCE à Vienne, M. Geoana a "félicité la Fédération russe pour ses progrès dans le respect des engagegements assumés" en 1999. "Les mesures prises par la Russie en Tchétchénie et l'initiative du président Vladimir Poutine de lancer un dialogue politique avec des représentants tchétchènes sont louables. J'espère qu'il s'agit des premiers pas vers un réglement négocié du conflit", a souligné le président de l'OSCE.
M. Geoana a toutefois indiqué que des problèmes non réglés, tels les conflits "gelés" au Haut Karabakh, en Transdniestrie (région séparatiste de Moldavie), en Abkhazie et en Ossétie du sud subsistaient. "La persistence de ces
tensions témoigne d'un certain échec de la volonté politique" des parties concernées, a-t-il regretté.
Le responsable de l'OSCE a par ailleurs fait état de son "optimisme" quant au réglement de la situation en Afghanistan. "Nous nous rapprochons peut-être du moment où l'OSCE entamera un dialogue avec l'Afghanistan, dès qu'un
gouvernement stable, démocratique et représentatif sera en place", a-t-il estimé.