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Haut Karabagh, réunion du groupe
de Minsk à Lisbonne (30/10)
Les trois pays (Etats-Unis, France et Russie) qui co-président
le groupe de Minsk sur le Haut Karabakh vont se réunir dans les tout prochains
jours à Lisbonne pour tenter de réactiver le processus de paix, a indiqué
mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Vartan Oskanian.
Ces trois pays agissent dans le cadre de l'Organisation pour la Sécurité
et la Coopération en Europe (OSCE) et se rendront ensuite à Erevan pour
tenter de "ressusciter le processus de paix endormi", a expliqué M. Oskanian.
Le Haut Karabakh a proclamé son indépendance en 1991 avec le soutien d'Erevan
qui l'a défendu durant une guerre meurtrière de trois ans contre l'Azerbaïdjan.
Un cessez-le-feu a été signé en 1994, mais les négociations butent toujours
sur un traité de paix. Le ministre arménien venait de participer au conseil
de coopération Union européenne-Arménie, réuni à Luxembourg, qui a fait
le point sur les relations entre l'UE et Erevan.
Les responsables de l'UE, qui avaient réuni aussi des délégations venues
de deux autres pays du Caucase, la Géorgie et l'Azerbaïdjan, ont déploré
l'absence de progrès dans les "conflits gelés" de la région qui entravent
son développement, selon des documents européens diffusés à la presse.
Ces "conflits gelés" concernent, outre le Haut Karabakh, la situation
dans la région séparatiste d'Abkhazie, qui jouit d'une indépendance de
fait de la Géorgie depuis la fin d'un conflit en 1993.
Vartan Oskanian a d'autre part exprimé son inquiétude devant les déclarations
faites récemment par le président azerbaïdjanais, Heydar Aliev. Celui-ci
avait déclaré le 17 octobre dernier que si l'Azerbaïdjan ne parvenait
pas à récupérer le Haut Karabakh "de manière pacifique", il le ferait
"avec l'aide de son armée". "Nous sommes très inquiets devant ces déclarations.
Nous espérons seulement que ces déclarations sont faites pour la consommation
intérieure, qu'Aliev lui-même ne croit pas à ce qu'il dit, car cela serait
très dangereux. Non pas que l'Arménie redoute d'aller en guerre", a déclaré
le ministre arménien.
De telles déclarations "affectent le processus de paix", a-t-il conclu.
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