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La Fédération Euro-Arménienne
salue la fermeté du Parlement Européen envers la Turquie Elle appelle le Parlement Européen à étendre ce changement de ton à la question du génocide Bruxelles, Belgique - Une première version du rapport 2003 du
Parlement Européen sur « la demande dadhésion
de la Turquie à lUnion Européenne » a été
rendue publique ce mercredi 19 mars. Le rapport, rédigé
par M. Arie Oostlander (Démocrate-Chrétien, Pays-Bas), analyse
la situation de la Turquie au regard des critères de Copenhague
déterminants, pour ladhésion des pays-candidats à
lUnion Européenne. Ce nouveau rapport tranche par sa fermeté
avec les éditions précédentes, à savoir le
rapport Morillon (2000) ou le rapport Lamassoure (2001). Le nouveau rapport
souligne par exemple que « les modifications demandées sont
si fondamentales qu'elles exigent l'élaboration d'une nouvelle
constitution non explicitement fondée sur le kémalisme,
mais sur les principes démocratiques européens, lesquels
créeront notamment l'équilibre entre les droits des individus
et des minorités et les droits collectifs, conformément
aux normes européennes usuelles, telles que formulées dans
la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
fondamentales ». De même, le sujet du blocus envers lArménie,
qualifié dembargo, y est dénoncé de manière
très ferme et, pour la première fois, la levée de
ce blocus est explicitement intégrée dans les conditions
dadhésion de la Turquie. « Nous ne pouvons quapprouver la franchise globalement employée
par le rapporteur car nous sommes persuadés que la Turquie ne progressera
que si on ne lui tient un langage de vérité. En particulier,
nous saluons la reconnaissance et la dénonciation de lattitude
agressive de la Turquie envers la république dArménie
et son incompatibilité avec le statut de pays candidat »
a déclaré Laurent Leylekian, directeur de la Fédération
Euro-Arménienne. « En conséquence, nous ne trouvons
aucune justification à larticle vide de sens qui est censé
faire référence au génocide, dautant plus que
les prétendues initiatives de dialogues sur lesquelles il se fonde,
sappuyaient sur des bases faussées et ont toutes échouées.
La position ici exprimée par le rapporteur est dune part
complètement dépassée puisque de très nombreux
pays européens ont déjà reconnu ce génocide
pour un génocide. La Fédération Euro-Arméniennne note également
avec préoccupation que les menaces actuelles exercées par
létat turc sur la communauté arménienne sont
totalement passées sous silence. « Tout se passe comme sil
ny avait Depuis l'octroi du statut de pays-candidat à la Turquie au Conseil européen d'Helsinki en 1999, le Parlement européen adopte chaque année un rapport sur la rapport de la Commission européenne sur les progrès réalisés par la Turquie que la voie de l'adhésion. En 2000, ce rapport avait appelé la Turquie à reconnaître publiquement le génocide arménien. En 2001, le rapport Lamassoure avait préféré remplacer la mention du génocide par une référence à la Commission de Réconciliation Arméno-Turque. En 2002, dans le rapport "sur les relations de l'Union européenne avec le Sud du Caucase", le Parlement européen réaffirma sa position du 18 juin 1987 quant à la question du génocide arménien. Le rapport Oostlander sera soumis à l'adoption de la Commission
des Affaires étrangères fin avril, puis il sera présenté
à l'ensemble des parlementaires, lors de la session plénière
du mois de mai.
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