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Date : Bruxelles, le 29 septembre 2001 ACTION D'ALERTE : DEFENDONS LES PARAGRAPHES 10 & 18 bis SUPPRESSION DE LA MENTION DU GENOCIDE DES ARMENIENS PAR ALAIN LAMASSOURE DANS LE RAPPORT 2001 DU PE Ecrivez à vos députés européens dès que possible !
LES FAITS ACTION
Texte de la lettre [NOM, PRENOM] [M. ou Mme] - DEPUTE EUROPEEN [Ville], le [...] 2001 Le 15 novembre dernier, dans son rapport sur l'entrée de la Turquie en Europe, le Parlement Européen avait officiellement demandé à la Turquie de reconnaître le génocide des Arméniens ainsi que de normaliser ses relations avec l'Arménie en levant le blocus qu'elle exerce sur ce pays depuis 9 ans. Une majorité de parlementaires avaient alors voté en faveur de l'amendement appelant à cette reconnaissance. Le vote du Parlement Européen était suivi de la reconnaissance de ce génocide par le Parlement Italien le 17 novembre 2000, puis par le Parlement Français dans le cadre d'un texte de loi du 18 janvier 2001. En dépit du chantage économique de la Turquie resté sans effets, le Président Chirac a rapidement entériné la loi. Dans la même période aux Etats Unis, il avait fallu l'intervention in extremis et décisive du Président Clinton invoquant « les intérêts supérieurs de la nation américaine » pour empécher une reconnaissance identique et imminente par Washington. Dès lors, et pour prévenir la susceptibilité extrême de leur alliée la Turquie, les Etats-Unis n'ont eu de cesse de chercher les moyens d'éloigner une telle échéance. Ainsi le Comité de Réconciliation Turco-Arménien a été mis en place avec la participation de quatre figures peu représentatives de l'Arménie et de la Diaspora ; notons que plusieurs des six membres turcs de ce comité ont longtemps eu, dans le cadre de leurs fonctions, celle de diffuser des thèses négationnistes et de diriger des actions d'intimidation sur les universitaires, journalistes et responsables politiques occidentaux désireux d'étudier ou, simplement, d'évoquer ce crime imprescriptible dont l'auteur, la Turquie héritière de l'Empire Ottoman, est seule à nier l'existence. L'opinion arménienne, qui n'est bien évidemment pas hostile au dialogue entre l'Arménie et la Turquie, conçoit ce rapprochement dans le cadre de la responsabilité de l'Etat turc dans le génocide des Arméniens. Or, les membres turcs de ce comité déclarent à l'avance que si cette question était abordée, ils arrêteraient immédiatement les rencontres. De l'aveu même de M. Ozdem Sanberk, membre éminent turc de ce comité, d'après une interview accordée en juillet 2001 au journal 525-Chi Gazette, ce comité n'a qu'un seul objectif : empêcher la poursuite des reconnaissances du génocide, notamment aux Etats-Unis et dans les instances européennes. Cette supercherie révolte à la fois les Arméniens d'Europe, enfants des survivants de ce génocide, et ceux d'Arménie, qui voient dans cette manoeuvre une volonté de renforcer les déséquilibres régionaux dans le Caucase. Aujourd'hui j'apprends qu'en tant que nouveau rapporteur
sur la question, M. Alain Lamassoure a l'intention de remplacer le paragraphe
sur le génocide par un soutien du Parlement Européen à
ce comité controversé. En conséquence, je vous demande de bien vouloir soutenir
les amendements qui seront présentés dans les jours à
venir et souhaite le maintien du paragraphe, tel qu'il a été
voté le 15 novembre 2000, mais aussi un bilan réel et objectif
des progrès accomplis par la Turquie dans le sens d'une vraie réconciliation
par la reconnaissance de son crime de génocide. [NOM, PRENOM] |