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Erdogan poursuivra la politique d'hostilité
de la Turquie envers les Arméniens A linstar de ces prédécesseurs, le leader de lAKP nentend pas reconnaître le génocide des Arméniens, ni lever le blocus de lArménie, en dépit des exigences des critères de Copenhague. Le jeudi 21 novembre 2002 à Strasbourg, le leader de lAKP
M. Recep Tayyip Erdogan était invité par la présidence
danoise au parlement européen en marge de la session plénière.
A cette occasion, il a donné une conférence de Parmi les nombreux représentants de la presse européenne
et turque, un journaliste du mensuel France-Arménie rappelant que
« des représentants de lAKP ont fait des déclarations
contradictoires sur leurs intentions envers M. Erdogan a alors répondu quil trouvait cette question « curieuse et sautant du coq à lâne » car, selon lui, ces problèmes « nont rien à voir avec les critères de Copenhague ». Rappelant la position traditionnelle de la Turquie, il a alors affirmé que « le génocide est une affaire dhistoriens » qui devraient effectuer « des études, des travaux et des séminaires ». M. Erdogan a ajouté que « en tout état de cause, la Turquie nétait pas liée au résultats de ces travaux ». Il a renchéri en affirmant quil ne pouvait pas donner de réponse à cette question, que la Turquie navait « aucun problème avec les Arméniens » et quil ne voyait « aucune raison douvrir ce genre de question ». Il a conclu en assurant que la Turquie ne voulait pas de guerre avec ses voisins « ni au Nord, ni au Sud, Ni à lEst, ni à lOuest ». A loccasion dautres questions, on a également vu M. Erdogan, perdre son aplomb et se faire souffler les réponses par son Ministre des Affaires Etrangères. Manifestement désarçonné par les pratiques démocratiques, il est alleé jusquà répondre à un journaliste quil « avait le sentiment quon ne cherchait quà le coincer » et quil se demandait « si on avait le droit de lui poser de telles questions ». « Nous ne pouvons que nous désoler de constater que le prétendu renouveau turc nest capable que de perpétuer les pratiques des précédents régimes ; il est particulièrement choquant pour les démocrates que nous sommes de voir M. Erdogan publiquement sinsurger des questions légitimes que se pose lopinion publique au sujet de ses réelles intentions. Je vous laisse imaginer le sort quaurait été celui de ce journaliste danois sil avait été en Turquie », a déclaré Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et le Démocratie. « Par ailleurs, il apparaît maintenant clairement quau delà des changements de régime et en dépit des critères de Copenhague, la Turquie entend poursuivre sa politique agressive et hostile envers la république dArménie tout comme elle continuera à nier le génocide des Arméniens. Il est plus que jamais nécessaire pour lEurope dexiger de la part dAnkara la fin de la politique génocidaire et négationniste avant de donner une date à ce pays pour le début des négociations » a-t-elle ajouté. |