Comité de Défense de la Cause Arménienne

L'ancien président d'Azerbaïdjan Gueïdar Aliev est mort dans un hôpital américain
12/12/2003

L'ancien président d'Azerbaïdjan Gueïdar Aliev est décédé vendredi 12 décembre 2003 à l'âge de 80 ans dans un hôpital de Cleveland, a annoncé un porte-parole de la Cleveland Clinic.
Gueïdar Aliev est décédé à 10h du matin (15h00 GMT) dans l'hôpital où il avait été admis le 6 août dernier, selon Cole Hatcher, porte-parole de l'établissement. Il a dit ne pouvoir fournir de précisions sur les causes de son décès. Aliev avait été admis à l'hôpital le 6 août dernier pour le traitement de problèmes cardiaques et rénaux. Ces quatre dernières années, il avait effectué plusieurs séjours à Cleveland pour des problèmes de coeur et de prostate notamment.
Ancien membre du KGB en Azerbaïdjan et du politburo du temps de l'URSS, Gueïdar Aliev était resté au pouvoir pratiquement sans interruption en Azerbaïdjan depuis qu'il avait pris la tête du Parti communiste dans le pays en 1969. En août dernier, il avait préparé sa succession en nommant au poste de Premier ministre son fils Ilham qui a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en octobre dernier.

L'ancien président azerbaïdjanais Heydar Aliev, 80 ans, qui vient de mourir aux Etats-Unis, avait dirigé sa république du Caucase sans partage depuis une trentaine d'années, avant de remettre le pouvoir à son fils Ilham, qui a remporté facilement l'élection présidentielle du 15 octobre dernier. M. Aliev, qui avait été victime d'une attaque cardiaque en 1987, a subi en mars dernier une opération pour une hernie aux Etats-Unis, après une opération de la prostate en février 2000 et un pontage coronarien en 1999. De lointaine origine kurde du Caucase, il est né le 10 mai 1923 au Nakhitchevan, une enclave azerbaïdjanaise coincée entre l'Arménie, l'Iran et la Turquie.
Il commence sa carrière dans les organes de sécurité en 1944 et arrive à la tête du KGB d'Azerbaïdjan en 1967, avant de devenir le numéro un de la république deux ans plus tard. C'est Iouri Andropov, ancien chef du KGB soviétique et alors maître de l'Union soviétique qui le fait monter à Moscou en poussant sa candidature au bureau politique du PCUS en 1982, qu'il quitte en 1986. Opposé à la politique d'ouverture que lance alors Mikhaïl Gorbatchev, il est limogé le 23 octobre 1987, "pour raison de santé", du poste de premier vice-Premier ministre du gouvernement soviétique. Il entame alors une traversée du désert, alors que l'Azerbaïdjan indépendant vit une période de transition marquée par les coups d'Etat et la guerre avec l'Arménie autour de l'enclave du Nagorny-Karabakh. En juin 1993, il s'empare de la présidence de l'Azerbaïdjan grâce à une mutinerie des troupes qui avaient marché sur Bakou et contraint le président Albulfaz Eltchibey à la démission et à la fuite. Il légitime ce retour dans l'élection présidentielle qui suit en octobre 1993. Il sera triomphalement réélu en 1998.
Mais sa santé décline fortement et il commence à préparer le terrain pour remettre le pouvoir à son fils Ilham. Avec l'arrivée à la présidence azerbaïdjanaise de cet ancien play-boy repenti, le pouvoir est pour la première fois, dans l'espace post-soviétique, transmis par "héritage" dans le cadre d'une procédure électorale.

 

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