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Création du Conseil de coordination
pour la lutte contre les assertions de génocide Le gouvernement turc a décidé la création du " Conseil de coordination pour la lutte contre les assertions de génocide ". Le nouveau conseil sera dirigé par le vice-ministre Devlet Bahceli qui dirige le " mouvement national ", une organisation pan-turquiste. Le conseil a été crée par un décret gouvernemental datant du 25 Mai 2001. Selon le quotidien Zaman, le vice-secrétaire du conseil de sécurité nationale, et les vice-ministres des Affaires étrangères, des Affaires intérieures et de la justice en feront partie. Mais ce nest pas tout. En seront également membres les coordinateurs pour la politique de sécurité nationale et pour les relations avec le public du conseil de sécurité nationale, le directeur des services spéciaux MIT, le vice-chef de lEtat-major des forces armées turques, le directeur des archives de lEtat, le chef du comité de lHistoire de Turquie, le représentant du gouvernement, etc. Selon Bahceli, le conseil " réalisera des travaux à légard des accusations non-fondées et injustes de génocide contre la Turquie, neutralisera ces accusations sans causer de tort du point de vue des intérêts de la Turquie, et éliminera les initiatives négatives qui sont dirigées contre les intérêts de la Turquie ". Le conseil se réunira tous les trois mois. Après avoir été approuvé par le Premier Ministre, la stratégie du nouveau conseil sera présenté à la population. Notons que la formation de ce conseil turc suscite pour le moins de nombreuses questions. Dabord, le fait que des dirigeants de haut niveau en font partie. Ensuite le fait que le conseil regroupe des représentants de presque tous les domaines dactivité de lEtat, dont il devient un microcosme. Enfin, le fait que la création du conseil soit intervenue après la rencontre des ministres des Affaires étrangères Arménien et Turc à Rejkjavik, dans le but présumé de réduire la tension entre les deux pays. A la suite de cette rencontre, les journaux turcs et Azerbaïdjanais ont affirmé que la Turquie avait posé au cours de cette réunion 4 pré-conditions pour la reprise des relations renoncement aux accusations de génocide, élimination de la constitution arménienne darticles qui pourraient faire pressentir une éventuelle revendication de territoires à ladresse de la Turquie, le retrait des territoires Azerbaïdjanais occupés, et la création dun corridor Azerbaïdjan-Nakhitchévan-, alors que le ministre Oskanian réfutait lexistence de telles pré-conditions. Cependant, la formation de ce conseil qui regroupe presque toutes les institutions importantes de lEtat turc, semble infirmer ces réfutations. Manoeuvres dintimidation ou menace sérieuses ? (Source : Armenews) |