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Communiqué de presse
Le CDCA France réagit après la diffusion de la première version du rapport annuel sur les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l’adhésion. Le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) réagit fermement à l’information selon laquelle, le rapport 2001 sur « Les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l’adhésion », rédigé par le Parlement Européen, pourrait ne plus comporter le paragraphe faisant référence au génocide arménien. Le 15 novembre 2000, le Parlement Européen adoptait, en effet, un amendement au Rapport Morillon invitant la Turquie à reconnaître le génocide des Arméniens. Aujourd’hui, neuf mois plus tard, le nouveau rapport sur « les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l’adhésion » propose, à l’initiative de son rapporteur Alain Lamassoure (UDF-PPE, France), de supprimer le paragraphe relatif au génocide et de soutenir l’initiative d’un comité de réconciliation arméno-turc auto-proclamé. Cette action est une manœuvre de diversion organisée par la Turquie visant à stopper le processus de reconnaissance du génocide arménien. Ce comité arméno-turc, déjà controversé lors de sa création, est aujourd’hui désavoué, tant en Arménie qu’en Diaspora, après les déclarations de la partie turque*. Il ne peut en aucun cas, se substituer aux décisions du Parlement Européen qui doit exiger de la Turquie la reconnaissance du génocide arménien. En rétablissant le texte initial, le Parlement Européen sera cohérent avec sa résolution du 18 juin 1987 conditionnant l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, à la reconnaissance du génocide arménien. Depuis, différents parlements nationaux des pays membres de l’Union Européenne, tels la Grèce, la Suède, l’Italie, la Belgique et surtout la France, l’ont également reconnu. Le CDCA France interpelle les partis politiques français afin que des consignes strictes soient données pour que des amendements visant à exiger de la Turquie la reconnaissance du génocide des arméniens comme préalable au dialogue soient votés. Leur action sera déterminante dans la position des citoyens français d’origine arménienne à l’occasion des prochaines échéances électorales. * Selon, Ozdem Sanberk, membre turc de la commission de réconciliation : « L’objectif principal est d’empêcher la question du génocide d’être constamment portée à l’agenda des pays occidentaux... Car aussi longtemps que nous entretiendrons le dialogue, la question ne sera pas inscrite à l’ordre du jour du Congrès. » (journal 525 Gazet du 31.08.2001) Paris, le 27 septembre |