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Nouvelles concertations sur la mer Caspienne
entre l'Iran et la Russie (23/12)
Le ministre iranien des Affaires étrangères
Kamal Kharazi a évoqué la question du statut juridique de
la mer Caspienne, lors d'une rencontre le22 décembre à Téhéran
avec un émissaire russe, Viktor Kolioujny, a annoncé la
radio iranienne. Lors de cette entrevue, M. Kharazi a affirmé que
son pays participera "à la prochaine réunion"
sur la Caspienne. Un sommet sur le partage des réserves en pétrole
de la Caspienne a été reporté à plusieurs
reprises depuis mars en raison de graves désaccords entre ses participants.
Une réunion, prévue les 18 et 19 décembre à
Moscou, avait également été ajournée à
la demande du Turkménistan et de l'Iran. Elle devait rassembler
les vice-ministres des Affaires étrangères des pays riverains
(Azerbaïdjan Iran, Kazakhstan, Turkménistan et Russie) pour
permettre l'élaboration d'un projet d'accord destiné à
être signé lors d'un sommet au niveau des chefs d'Etat. "L'Iran
pense que la situation de la Caspienne doit être examinée
et décidée par toutes les parties concernées",
a estimé le ministre iranien, soulignant que son pays considérait
que "l'exploitation commune" des ressources de la Caspienne
"est le meilleur choix".
De son côté, l'émissaire russe, qui se trouvait à
Téhéran pour une conférence sur la coopération
en mer Caspienne, a informé M. Kharazi du point de vue de Moscou
sur le régime juridique de cette mer et souligné le rôle
de l'Iran dans toute prise de décision à ce sujet, selon
la radio. Dans un message adressé à cette conférence,
le président iranien Mohammad Khatami avait appelé les pays
riverains de la Caspienne à "coopérer" en vue
d'une "exploitation équitable" de ses ressources.
Début décembre, l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont
signé un accord bilatéral définissant leur part de
ces ressources, qui a été dénoncé par l'Iran.
Depuis l'éclatement de l'URSS voilà dix ans, l'Azerbaïdjan,
l'Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et la Russie ne parviennent
pas à se mettre d'accord sur le partage des réserves pétrolières
de la Caspienne. L'Iran et le Turkménistan sont partisans d'un
partage en cinq parts égales, tandis que la Russie, le Kazakhstan
et l'Azerbaïdjan dont les côtes -surtout pour les deux premiers-
sont nettement plus importantes, veulent un
partage proportionnel à la longueur de leur littoral.
La mer Caspienne, objet d'une vieille dispute, recèle des réserves
estimées à 200 milliards de barils de pétrole et
600.000 milliards de mètres cubes de gaz.
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