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L'Arménie met en garde l'Azerbaïdjan
(25/10)
Le président arménien Robert Kotcharian et le Président
du Haut Karabakh Arkady Ghoukassian ont mis en garde Bakou contre toute
tentation de reprendre par la force ce territoire peuplé en majorité d'Arméniens.
Si le président Heydar Aliev met à exécution sa menace de résoudre le
conflit du Karabakh par la force, "ce sera le début de sa dernière
défaite", a averti le président Kotcharian, au lendemain de déclarations
du président azerbaïdjanais critiquant le groupe de Minsk de l'OSCE chargé
de trouver une solution au conflit. Le leader du Haut Karabakh a pour
sa part prévenu à Moscou que les paroles agressives d'Heydar Aliev ne
pouvaient conduire qu'à l'escalade du conflit. La rhétorique agressive
de l'Azerbaïdjan est "une tendance très dangereuse", a déclaré
M. Ghoukassian. M. Aliev avait déjà déclaré le 17 octobre dernier que
si l'Azerbaïdjan ne parvenait pas à récupérer le Haut Karabakh "de manière
pacifique", il le ferait "avec l'aide de son armée". Le président Aliev
a proféré à plusieurs reprises des menaces contre les autorités du Haut
Karabakh, et contre Erevan qui soutient les "séparatistes",
depuis que les négociations ont abouti à une impasse en mai dernier malgré
les efforts du groupe de Minsk pour rapprocher les points de vue. Le Haut
Karabakh a proclamé son indépendance en 1991, avec le soutien de Erevan,
et l'a défendue durant une guerre de trois ans qui a fait près de 30.000
morts et un million de réfugiés. Un cessez-le-feu a été signé en 1994,
mais les négociations buttent toujours sur la conclusion d'un traité de
paix.
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