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Arménie : Les partis d'opposition
s'organisent
02/09/2002
14 formations politiques relevant de lopposition, dont quelques
partis assez importants comme le Parti du Peuple de Stepan Demirdjian,
le Parti Communiste, lUnion Nationale Démocratique de Vazguen
Manoukian, Hanrabedoutioun dAlbert Bazeyan et une multitude dautres
formations minuscules, sont parvenus le 30 août à signer
un accord de rassemblement, en prévision des présidentielles
de février 2003. Ils sont été rejoints un peu plus
tard dans la soirée par deux autres petites formations, Droit Constitutionnel
de Hrant Khatchadrian et lAlliance Nationale Démocratique
dArchak Sadoyan. Après le coup denvoi de la campagne
électorale lancé par le discours du Président Kotcharian
à loccasion des élections locales de lautomne
2002 au congrès de lUnion des communes dArménie,
ces 16 formations politiques relèvent donc le gant en visant cette
fois-ci directement les présidentielles de février 2003.
Dans une déclaration commune, ces formations annoncent leur rejet
catégorique du régime Kotcharian. Elles affirment leur volonté
de se transformer en une véritable alliance électorale capable
de présenter aux présidentielles un candidat doté
plate-forme unique, ce qui apparaît comme la condition nécessaire,
si ce nest suffisante, pour remporter la victoire sur Robert Kotcharian.
Lannonce officielle de ce rassemblement devrait être promulguée
incessamment. Selon le correspondant de Radio Liberty, qui a eu la primeur
de cette information, le document déclare que les partis de lopposition
sengagent à mener des activités politiques communes
et à créer des structures de coordination. Il avertit aussi
que les partis déploieront des efforts résolus pour prévenir
toute fraude électorale de la part des autorités. La signature
de la déclaration commune des partis de lopposition est intervenue
au bout de plusieurs jours de négociations qui avaient débuté
en début de semaine précédente à linitiative
du Parti du Peuple, de Hanrabedoutioun, du Parti Communiste, dUND,
et dAccord National dArtachès Geghamian. Outre les
perspectives quelle entend incarner, la création de ce rassemblement
montre en premier lieu quaucun de ces partis ne se sent assez fort
pour partir seul en campagne. La côte de chacun deux dans
lopinion nest plus ce quelle était.
De leau a en effet coulé sous les ponts depuis lépoque
ou feu Sergueï Badalian candidat du parti communiste obtenait en
1998 près de 12 % des voix et Vazguen Manoukian de lUND ne
perdait les présidentielles de 1996 quà cause de fraudes
électorales généralisées. Par ailleurs, et
la nouvelle structure se présente davantage comme une union
de circonstances de forces hétéroclites, plutôt que
comme un rassemblement doué de cohésion idéologique.
La durée des négociations pour la signature de laccord
est à cet égard significative dun certain nombre de
contradictions. Tout comme le fait que cette coalition nait pu encore
se mettre daccord ni sur un programme dactivités, ni
sur un candidat commun, ni même sur une plate-forme électorale
commune. Parmi les noms avancés pour le poste de candidat commun
les plus fréquemment cités sont : Stepan Demirdjian (fils
de feu Karen Karen Demirdjian) du Parti du Peuple, Aram Sarkissian (frère
de feu Vasken Sarkissian) de Hanrabedoutioun et lex-premier ministre
Armen Sarkissian basé actuellement à Londres. Quant à
Artachès Geghamian, il sest lui-même placé sur
la liste candidats, mais son nom nest guère proposé
et il apparaît loin de faire lunanimité. Quant à
la candidature possible de lex-président Levon Ter Pétrossian
du Mouvement National Arménien, lancien parti au pouvoir,
elle ne semble pas pour linstant suscité lenthousiasme
au sein du rassemblement. Une partie des formations est catégoriquement
opposée à cette idée, tandis ques les autres sont
dubitatifs quant aux chances de succès dune telle initiative.
De plus, des sources proches de ce dernier ont affirmé à
Radio Liberté au début du mois que lex-président
ne se représenterait que sil était soutenu par un
nombre important de formations politiques. On est loin du compte. Mais
il reste encore 6 mois avant léchéance de février.
Une laps de temps suffisamment long pour apporter son lot de surprise,
de nouvelles contradictions, de renversements alliances, voir de candidats
insolites
(Armenews)
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