Mer Caspienne et pétrole : accord entre l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan (02/12)

L'Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont signé un accord bilatéral définissant leur part des droits sur les riches ressources
pétrolières de la mer Caspienne, a annoncé samedi le président azerbaïdjanais Heydar Aliev.
"C'est un pas très important" pour régler le différend sur la mer Caspienne, a déclaré M. Aliev à son retour de Moscou où l'accord a été signé le 30 novembre 2001, en marge d'un sommet des chefs d'Etat de la CEI (communauté des Etats indépendants).
Toutefois, l'accord laisse de côté deux des cinq Etats riverains de la mer Caspienne, l'Iran et le Turkménistan.
M. Aliev, qui a signé l'accord avec le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, a estimé qu'il montrait que "le principe ayant servi de base pour diviser la mer Caspienne gagnait du terrain".
Il devrait s'inspirer des accords signés cette année entre la Russie et le Kazakhstan d'une part et l'Azerbaïdjan d'autre part en vertu desquels chaque pays s'est engagé à ne pas revendiquer la part actuelle de l'autre dans les fonds marins tout en conservant à la surface de la mer Caspienne son caractère de territoire neutre.
M. Aliev a indiqué que pendant son séjour à Moscou, il avait rencontré le dirigeant du Turkménistan Saparmourat Niazov qui s'est dit prêt à reprendre de nouvelles discussions sur le partage des réserves pétrolières de la mer
Caspienne, après avoir reporté plus tôt cette année un sommet des Etats de la mer Caspienne.
Depuis la chute de l'Union soviétique il y a dix ans, l'Azerbaïdjan l'Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et la Russie ne réussissent pas à se mettre d'accord sur le partage des ressources en pétrole et en gaz de la mer Caspienne, l'Iran et le Turkménistan demandant une part plus importante.
Pour Téhéran, la Caspienne doit être divisée en cinq zones équivalentes, tandis que Bakou et Moscou insistent pour que le partage se fasse proportionnellement à la longueur côtière de chaque Etat, ce qui diminuerait le secteur iranien.